‹ Mélanges d'archéologie et d'histoireChapitre 12 sur 240 · Paria. Fronck, 1861, I vol. in-12dp 116 page · texte numérisé non relu

Paria. Fronck, 1861, I vol. in-12dp 116 page

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22 JfLËS QUICHEBAT

qii'aflecfionnent cerUiinR philologues d'outre-Rhin et qu'il jugeait plus propres à rebuter les profanes qu'à faire progresser la science.

Tant de travaux avaient de bonne heure appelé sur Jules Quicherat l'attention des érudits, aussi fut-il admis avec empressement en 1849 dans la Société des Antiquaires de France, et cette compagnie si riche en hommes de valeur ne put que se féliciter d'une pareille recrue, car il fut pendant plus de trente ans un des plus actifs de ses membres. D'une assiduité sans relâche, attentif à tous les travaux de ses coUègues, prenant part à toutes les discussions avec une vivacité d'esprit, une netteté d'idées, une vigueur de répartie qui donnaient un intérêt à ses moindres paroles, il acquit rapidement parmi ses confrères une autorité prépondérante. Il s'attacha d'ailleurs à justifier t'estime que tous professaient pour sa science, en enrichissant le recueil des mémoires de la Société de nombreux articles, qui montrent avec quelle supériorité il savait aborder toutes les questions relatives à nos antiquités nationales. Que ce soit un de ces diRiciles problèmes de topt^^raphie historique, comme dans son mémoire sur le lieu de ta balaiile entre Labiénus et les Parisiens'; qu'il s'agisse de déterminer la forme et l'usage d'une arme antique sur laquelle maints auteurs ont disserté en vain, comme le pilum de l'infanterie romaine*, ou d'expliquer la nature d'iine pièce du costume des chevaliers du moyen âge comme la ventaille'; qu'il s'agisse de résoudre une des questions de l'histoire du vieux Paris, qu'il aimait tant, comme dans son article sur les Trois Saint-Germain'' ou sur ta rue et le château de Haulefeuille^; qu'il faille expliquer un objet de l'époque mérovingienne', ou mettre en lumière des documents propres à dater une de nos cathédrales', partout on retrouve ces mêmes qualités, cette méthode sévère dans la discussion, cette ingéniosité extraordinaire dans l'interprétation des textes, cet instinct archéologique vraiment supérieur, ce merveilleux talent d'exposition par lequel il portait la conviction dans toiA les esprits.

' 1. Mtm. de la Soc. du Aniiq. de France, l. XXI (1352), p. 3144-433.

2. Mém. de la Soc. des AnIiq. de France, t. XXIX (1366), p. 2iû'2Si.

'i. Explieation du mot veQtaiHe dam les chantona de gestes, dans les Mim. de la Soe. det Antiq. de France, t. XXVIE (1363), p. !31-2iS.

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