‹ Mélanges d'archéologie et d'histoireChapitre 125 sur 240 · AU COMITÉ DES TRAVAUX HISTORIQUES COMMUNICATION DE M. DEVALS · texte numérisé non relu

AU COMITÉ DES TRAVAUX HISTORIQUES COMMUNICATION DE M. DEVALS

(R«vu« dti Satiétés lavanlti, 1370. — Bibliogr., ii° 1S20

M, Devais, correspondant de Tam-et- Garonne, a profité d'une tournée qu'il a faite récemment dans les cantons du Bourg-de-Vîsa, de Montaigu, de Lauzerte et de Molières, pour se livrer à des observations dont il fait part au Comité.

Pour la première fois depuis qu'il explore son département, M. Dévala a rencontré cette forme de retranchemenla si commune dans nos pays, qui consiste en fossés avec terre-pleins, coupant la 'gorge d'un promontoire à l'extrémité d'un plateau. Des emplacements ainsi fortifiés existent sur la commune de Roquecor, au Heu dit Espermon!- Haul, et sur la commune de Valeilles, lieu dit le Pic deFAbat.'Dvtà les deux endroits, il y a double tranchée avec un intervalle assez grand entre chacune pour former deux enceintes. H. Devais rejette la dénomination de camp romain donnée dans le pays à ces retranchements. Il y voit des oppidum gaulois, et des oppidum, de la plus vieille époque. Il allègue, à l'appui de son opinion, que l'on trouva, en 1854, vme sépulture celtique remplie d'outils de pierre tout près des tranchées d'Espermont-Haut.

Les promontoires à la rencontre de deux vallées sont des fortifications naturelles dont se sont servis les barbares de toutes les époques. 11 est peu de points oiTrant celte configuration où l'on ne trouve les vestiges d'une occupation celtique ; mais il ne faut pas pour cela attnbuer aux Celtes tous les travaux qui se présentent sur ces mêmes emplacements. Les Gallo-Romains du bas-empire y ont cherché aussi un refuge contre les invasions germaniques, et les Français du ix' siècle contre les invasions normandes. C'est aux uns ou aux autres, et non

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