‹ Mélanges d'archéologie et d'histoireChapitre 128 sur 240 · RUINES ROMAINES DE VIEUX 3S · texte numérisé non relu

RUINES ROMAINES DE VIEUX 3S

Ensuite un témmgriBge qui a permis d'établir la provenance ignorée de deux inscriplions connues.

Une énorme pierre engagée parmi les décombres qu'on retirait du canal était ornée, sur l'une de ses faces, de deux frontons contigus, dans l'un desquels était figuré le globe du soleil, tandis que dans l'autre il y avait le croissant de la lune. Ces frontons surmontaient deux tableaux disposés pour recevoir des inscriptions qui n'avaient jamus été gravées. Un des ouvriers, en voyant cela, dit qu'il avait vu autrefois dans le jardin de son père une pierre toute pareille, avec la même décoration, et de plus avec de l'écriture; qu'il se rappelait que cette pierre avait été vendue par ses parents et transportée à Belley. H. Guigue courut aussitât à Belley prendre des informations. Il eut le plaisir de trouver dans le jardin du séminaire de cette ville la sœur de la pierre retirée de l'aqueduc de Vieux. C'est une stèle de la même dimension, ornée des mêmes moulures avec deux frontons pareils et les mèmea représentations du soleil et de la lune. Dans les deux ta- Meaux sont gravés l'épitaphe de Gaius Rufius Eutactus, le grand prêtre de Mithra de Vieux, et celle de sa femme, appelée Civsiccia Januaria.

Quoique ces inscriptions aient été publiées, on ne sera pas fâché de les trouver ici pour la consécration du fait constaté par M. Guigue.

D M DdU

CAESIC GRVFI.

CIAE EVTAC

lANV TIMEDI

ARIAG CKAE

VIVAE SICCIA

SIBI lANVA

FECIT RIAMA

S^'BAD RITOS°V PCfC

M. Guigue, se fondant sur la connaissance que nous avons maintenant de la condition d'Eutactus, s'est demandé si medictis ne serait pas t'adjectif ethnique médique, et n'aurait pas désigné l'un des ordres du sacerdoce dans la religion mîthriaque.

Cette conjecture me semble ingénieuse; mais, si elle pouvait être soutenue, ce ne serait pas dans les termes où l'a énoncée notre correspondant. Quoique nos connaissances sur la religion de Mithra soient très incomplètes, nous savons néanmoins que ses adeptes étaient

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assujettis à «ne hiérarchie de douze degrés. M, Lajard a recueilli les noms attribués à neuf de ces d^rés ; les voici : MUe3, Bromitta, Léo, Corax ou Hierocorax, Gryphus, /'erses, Helios, Pater, Paier patrum '. Dans cette liste, il y a une dénomination destinée à rappeler le lieu d'origine du cuite de Mithra, et elle est exprimée par le substantif ethnique Perses et non par l'adjectif Persicus ; de sorte qu'il est assez naturel de supposer que, si le souvenir de la Médie avait été consacré, par l'une des dénominations que nous ne connaissons pas, cette dénomination aurait été Medus plutôt que Uedicus. D'ailleurs il n'y avait pas de degré supérieur à celui de Pater patrum, qui fut celui d'Eutactus en son vivant.

Je terminerai cette intéressante communication par quelques autres textes épigraphiques que m'a fait connaître M. Guif^e.

Dans la sacrislie de l'élise de Vieux :

H-DAV

DINV

Dans le dallage d'une maison particulière à Vieux : D M SEX MVR RI SEXTIA N PAREtE Sur une pierre retirée de la fontaine du hameau de Linod dépendant de Vieux :

MARTIO

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