‹ Mélanges d'archéologie et d'histoireChapitre 133 sur 240 · INSCRIPTIONS TROUVEES A LUXEUIL · texte numérisé non relu

INSCRIPTIONS TROUVEES A LUXEUIL

(HAUTE-SAONE)

(BulUtin deiaSociéU des Antiquaires de France, 1873. — Bibliogr., no 2tt).

H. Quicherat commuoique k la Société trois épitapbes romaines qu'il s relevées ft Luxeuîl dans le jardin d'une maison parliculière, la maison Noio, habitée autrefois par un médecin inspecteur de l'établissement thermaE. Ces épitaphes ne figurent pas dans le recueil des înscriptioos de Luxeuil, inséré par notre regretté confrère, F, Bourquelot, dans le tome XXXI de nos mémoires .

La première est ainsi conçue :

LAGVS.

SAETLVPV.

LAFIL.

Elle sunnonte un fragment de stèle funiiraire dont la sculpture est réduite à deux tèlee en ronde bosse, sous le cintre d'une niche.

La seconde appartient à une autre stèle complète, sur laquelle est représenté un personnage en costume gallo-romain, tenant d'une main un gobelet, et de l'autre un petit coffret. On Ut dans un fronton qui eurmonle la ligure :

SOLENI CESTI

Et les sîgles D. M.i dans les deux angles à la naissance du fronton, La troisième inscription est dans un cadre de moulures. Elle est en

inSCniPTlONS de tUXEUlL

grandes capitales et ne se compose que d'un nom propre avec la formule alii'^te Dis manibua.

MELIDOIVS

On y trouve l'emploi du D l>aiTé qui existe dans d'autres inscriptions de ta Gaule avec la valeur d'une sifflante, c'est ce que prouve l'inscription DEAE DIRONAE. consignée dans VAlmtia Ulialrala de Schœpflin, et dont le monument a existé jusqu'à l'incendie de la bibliothèque de Strasbout^. IHrona dans ce texte, était certainement l'approximatif sinon l'équivalent de Sironœ.

M. Quicherat a remarqué dans la même maison une télé de cheval sculptée en pierre plus forte que nature, qui lui a paru provenir d'un curieux monument découvert à Luxeuil en 1755, et dont Caylus a donné le dessin (Recueil d'anti^uilés, tome III, pi. 99.) C'était un cavalier qui avait une roue de char passé dans le bras gauche. Son cheval avait le pied gauche de devant posé sur une tête humaine qui émergeait du sol. Notre confrère ajoute que, si sa conjecture est fondée, la statue équestre de Luxeuil était l'un des beaux monuments de l'art gallo-i'omain, car cette tête de cheval est traitée avec un talent dont on n'a pas l'idée par le dessin qui fut communiqué à M. de Caylus.

M. Quicherat ajoute qu'ayant obtenu la permission de faire la^-e^ les stèles funéraires réunies sous le portique de l'établissement thermal, cette opération lui a fourni des leçons diiférentes pour deux des noms propres consignés dans le recueil de F. Bourquelot. L'inscription n° 12 porte OLANI au lieu de OLAATIi et Tinscriplion n° 15, VENVSTI au heu de VlNVSIl. *

DigitizsdbyGOO'^le

AU COHITË DES TRAVAUX HISTORIQUES MÉMOIRES DE LA SOCIÉTÉ DES ANTIQUAIRES DE NORMANDIE

T. Vin DE Ui. 3* HEHIB [28° DE Lk COLLECTION] IN-i». CUN, 1873. MOSAÎQUB DB LILLBBOHNE. — IDECnlPTlOnS ANTIQUES DU <U1.VAD03.

( fttvue de* SociéUt tatiantes, 1874. — Bibliogr,, n* leo.)

Pour l'époque romaine je trouve d'abord dans ce volume une notice de M. Eugène Chalel, secrétaire de k Société, sur la mosaïque découverte à LillehoDue en 1870.

Ce travail imprimé depuis plus d'un an, est celui qui fut lu à ta réunion des Sociétés savantes de 1873, et, à cette occasion. M, Chabouillel en a parlé dans le compte-rendu des séances de la Sorbonne'. D'ailleurs la Reoue des Sociétés savantes avait déjà enregistré au moment de la découverte', une partie des faits sur lesquels revient M. Chatel.

Je me bornerai à rappeler qu'il s'agit d'une mosaïque à figures, de 62 mètres carrés, représentant à ce que l'on croit le mythe de Daphné poursuivie par Apollon, avec des scènes de chasse en bordures.

M. Chate! et les autres antiquaires, ses compatriotes, me semblent avoir un peu trop exalté le mérite de celte pièce comme œuvre d'art. La composition du groupe principal est bien entendue; elle est visiblement la reproduction d'un de ces motifs créés par les grands maîtres de l'antiquité, dont les industries vulgaires faisaient leur profit; mais le dessin est mauvais et l'exécution peu soignée. Les sujets de chasse ne valent pas beaucoup mieux quoique d'un style tout différent. Ils rentrent dans la catégorie des produits de l'art gallo-romain, et c'est par là qu'ils ont une valeur réelle. Ils nous montrent la manière de procéder aux grandes chasses pendant le n' siècle de notre ère, et

1. Rev. dt$ Sociéléi tavantet, t. V de la S* série, p. 316 et buït.

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