‹ Mélanges d'archéologie et d'histoireChapitre 14 sur 240 · Ibid., \' série, t. II, p · texte numérisé non relu

Ibid., \' série, t. II, p

3. Voir en partii-.ulier dans la Revue dti Sofiitéi lavantes, *' série, t. III, p. 39*, 695; t. VI, p. 30*, et t. VF», p. RO,

DigitizsdbyGOO'^le

dataient que du si* ou du xii* siècle'. Admettre la théorie de M. de SaÎDt-Andéol pour Embrun, c'était justifier du même coup les prétentions des méridionaux à posséder des monuments d'une période qui ne nous a, pour ainsi dire, rien laissé dans le reste de la France, c'était remettre en question quelques-uns des principes essentiels sur lesquels repose toute la doctrine archéologique. La question méritait d'appeler l'attention de Quicherat. Aussi l'a-i-il examinée sous toutes ses faces, et l'on peut dire qu'après la critique qu'il en a faite, il n'est rien resté du système qu'il a comhaliu. Dans une discussion, qui doit être citée comme un modèle de science, de clarté et — détail que la critique ne devrait jamais perdre de vue, — de parfaite courtoisie, notre confrère établit sur des preuves irréfragables, que les monuments du Midi n'étaient pas mieux construits que ceux du Nord, qu'il n'ont pas plus que ceux-ci échappé aux désastres qui ont détruit les monuments antérieurs à l'an iOOO, que les édifices voûtés de la Provence et du bassin du Rhône ne peuvent donc remonter à Charlemagne, et que l'opinion contraire ne s'appuie snr aucun document certain, sur aucune preuve admissible*. Là démonstration est péremptoire, et si Quicherat a dû la répéter d'autres fois encore pour convaincre certains archéologues ^rés par l'esprit de clocher, on peut affirmer qu'elle a porté la conviction dans tous les esprits non prévenus*, et que depuis qu'il a parlé, la cause est entendue '.

Cette part si considérable prise par Quicherat dans les travaux du Comité, l'autorité qu'il s'était acquise, et parmi ses collègues, et parmi les nombreux érudits qu'attiraient chaque année les réunions dé la Sorbonne, le respect, l'estime de tous devaient forcément appeler sur lui l'attention de l'administration. Aussi n'y eut-il qu'une voix pour applaudir le Ministre lorsqu'à la mort du marquis de Lagrange, en 1876, Quicherat fut nommé vice-président de la section d'archéologie, en remplacement de M. Léon Renier, nommé président. La façon dont il répondit à la confiance du Ministre, le zèle, le tact, la fermeté, la courtoisie, qu'il sut déployer toutes les fois qu'il eut occasion de présider la section, je n'ai pas besoin de les rappeler. Ces qualités étaient si bien reconnues de tous,

1. Ol article fut publié dans la Bulletin de C Académie delphinate, tome I[I de la 3* «érfe, (687.

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