B«. des Soc. tav., 4» série, t. IX, p
3. Je na puis m'empêcher Je nppeler encore ses articles sur le ffrrage des eherutix {«evue de) SoirMéa lavanten, 5° série, t. VI, p. 250-270], et sur les Puils funéraires {Ibid., 4" a^rie, l. IV, p. 365-377); Ce boqI îles morceaui achevés.
zedbyGOOgle
Zb ICLES OUICHERAT
que tout le monile s'attendait à le voir nommer président du Comité, lorsqu'on songea en 1880 à réunir sous une direction unique les deux sections jusqu'alors distinctes. Mais cette fois on se heurta aune de ces difficultés, qui sont habituellement faciles à vaincre, qui, chez Quicherat, étaient insurmontables. Je veux parler de son désintéressement, du dédain qu'il professa toute sa vie pour toutes les distinctions honorifiques. Nul plus que lui ne paraissait propre à a^umer la présidence des seclions réunies, puisqu'il était un des rares membres du Comité, qui par toute la Ruite de ses travaux se trouvait aussi bien à sa place dans une section que dans l'autre. On dut s'arrêter devant un refus formel motivé par son désintéressement d'abord, et aussi par l'amitié qu'il professait pour les deux hommes éminents qui avaient jusque-là présidé les deux sections, et qui étaient aussi disposés à s'ellacer devant lui, que lui l'était peu à prendre une place qu'il les jugeait si capables de bien remplir. Ce fut à grand'peine mfime qu'on le décida h accepter la vice-présidence du Comité, et qu'on put faire violence au désir, que depuis quelque temps déjà il manifestait hautement, de renoncer à toutes les fonctions pour se consacrer uniquement à ses travaux personnels.
C'est que, avec les années, des occupations de toute nature étaient venues absorber la meilleure part de son temps. Son concours était titip apprécié au Ministère de l'Instruction publiqtie, pour qu'on ne fût heureux de se l'assurer dans la plupart des grandes commissions. Quicherat ne savait pas marchander sa peine, partout il apportait le même zèle, la même assiduité. Membre de la Commission des missions scientifiques, membre de la Commission des souscriptions aux ouvrages d'art, membre de la Commission des archives, il s'était vu appelé en 1871 h faire partie de la Commission des Monuments historiques.
Nulle part il ne pouvait être plus à sa place que dans cette importante Commission, oii sa connaissance approfondie de tous les édifices remarquables de l'ancienne France, son expérience archéologique, .ion (Toût éclairé et délicat lui assurèrent dès le premier jour une haute influence. Admirateur passionné de notre art du moyen &f^, il ne négligeait aucune occasion de plaider la cause de ces vieux édifices, gloires trop longtemps méconnues de notre pays. Non seulement il s'elTorçait de les sauver de l'abandon et de l'oubli, mais il savait les défendre parfois contre le zèle même de ceux qui s'intéressent à leur conservation, et s'il ne marchanda jamais son approbation aux restaurations ingénieuses par lesquelles la Commission a préservé de la rume un si grand nombre de monuments, il n'hésita jamais non
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SA VIB ET ses TKAVAtlX 27
plus à combattre énergiquement les projets qui ne lui semblaient pas respecter assez le caractère des édifices.
L'oi^nisation du Musée de sculpture du moyen âge au Trocadéro le mit à même de rendre à la Commission des Monuments historiques de nouveaux et impartants services, La part qui lui revient dans le succès de cette œuvre est considérable, et ses collègues ne peuvent oablîer que les seules critiques que le public ait faites à cette entre' prise si utile et si bien accueillie, avaient été prévues par Quicherat, qui avait maintes fois exposé devant eux toutes les objections que l'on devait faire à l'introduction de spécimens de l'art ^^tien et i;rec au milieu d'œuvrcs qui en diflT^rent h tous les points de vue.
L'influence de Quicherat dans la Commission des Monuments historiques était donc considérable, elle n'aurait pas manqué d'être féconde en heureux résultats, s'il avait pu exercer plus longtemps les fonctions de président de la Commission, qu'un ministre ami de nos monuments lui avait fait accepter, à force d'instances, peu de mois avant sa mort.
A toutes ces charges, Quicherat s'en était vu adjoindre une plus lourde que toutes les autres. En iSli, il fut nommé directeur de l'École des Chartes.
Il n'accepta pas sans hésitation. Mais jamais il n'avait su refuser une charge, surtout quand il y voyait un devoir à accomplir sans profit personnel à en retirer. Son acceptation fut' un acte d'abnégation véritable. « Prenez-la pour ce qu'elle est, disait-il le lendemain, c'est-à-dire pour ma part de sacrifice lorsque notre pauvre pays met en demeure tous ceux qiii l'aiment de faire quelque chose pour lui. »
Et pourtant qui plus que lui avait des titres à de pareilles fonctions. La noblesse de son caractère, la dignité de sa vie, lui avaient valu depuis bien des années une autorité morale devant laquelle s'inclinaient tous ses collègues. Quant aux élèves, aucun mattre n'a jamais joui auprès d'eux d'une popularité plus grande. Malgré l'air bourru qu'il affectait quelquefois, malgré la réputation de sévérité dont il jouissait, non sans quelque raison, la jeunesse avait pour lui un culte particulier. C'est que tous savaient que sous cette écorce parfois un peu rude se cachait le maître le plus bienveillant, l'ami le plus dévoué, le juge le plus équitable, le guide le plus éclairé auquel des jeunes gène pussent s'adresser. Tous sentaient qu'ils avaient en Quicherat un ami véritable. Il connaissait fous les élèves de l'Iule, il savait apprécier le caractère de chacun. Non content de s'intéresser à eux pendant tout le cours de leurs éludes, il les suivait encore
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28 Jules ouicherat
à leur insu dans la carrière qu'ils avaient adoptée, toujours prêt à leur servir de ^ide dans les moments difficiles, toujours disposé à leur consacrer, sans marchander, et son temps et ses peines le jour où ils venaient recourir à son appui. Ce que Quicherat savait mettre de dévouement, de délicatesse, au service de ses anciens élèves, ceux-là seuls peuvent l'apprécier, qui ont eu l'occâsion de faire appel à lui.
La direction de Quicherat a laissé des traces ineffaçables à l'Ëcole des Chartes. Guidant avec une inépuisable bienveillance les débuts des professeurs nouveaux, stimulant par son exemple et par ses avis le zèle des anciens, surveillant les élèves en ami plus qu'en maître, s'immisçant k leurs travaux avec un mélange de réserve discrète et de bonhomie familière qui lui gagnait tous les esprits, il a su, par l'influence de sa parole et de ses exemples, imprimer aux études un élan qu'elles n'avaient jamais eu. Portant son attention sur les détails matériels, comme sur tous les autres, il a su en mém» temps, malgré les ressources insuffisantes du plus mesquin des budgets, introduire dans l'Ëcole de sérieuses améliorations. Par ses soins la bibliothèque s'est presque doublée, la collection de fac-similés paléographiques est devenue sans rivale. Encore quelques mois et un local convenable remplaçait le logement misérable où l'École étouffe actuellement.
A s'acquitter de la sorte de sa tâche de directeur, on se demande comment Quicherat pouvait, malgré toutes les autres occupations que j'ai rappelées, trouver encore des loisirs pour publier des livres. Pourtant loin de se ralentir, son activité n'a jamais été plus grande que pendant cette période de sa vie. C'est alors qu'il remplissait ses doubles fonctions de professeur et de directeur qu'il trouvait le temps de publier un ouvrage dont il ramassait les matériaux depuis de longues années, et qui reste le morceau capital de son œuvre comme archéologue. Je veux parler de son Histoire du costume en France'. Dès d845, je l'ai dit plus haut, il avait commencé, dans le Magaxin pilioresque, la publication d'une série d'articles' dans lesquels il avait étudié Je costume depuis le xiv" siècle jusqu'en 1791. Le dernier avait paru en 1869, Pendant les années qui suivirent, Quicherat reprit tout son travail, il le compléta, en remontant aussi haut que possible à partir de l'époque à laquelle commençaient ses articles.
I. Hiitoire du cottume en France, I" tàW... Parla, Haclielte, 181E, lu-8* do BSO p. et «1 gMv.; 2' (idît., Pari», Hachette, 1877, in-8° de 680 p. et 483 grav.
3. U. Gii7 a doDDé dans m Bibliographie de l'ceavre de Quicherat le détail de tous ce» articles.
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EnQn, au bout de cinq ans, en 1874, il mitau jour un gros volume de {très de 700 pages.
Cette Histoire du costume en Franee est trop connue pour que j'aie besoin de l'analyser tong^uement.
Elle est entre les mains de tous les archéologues. Elle est le guide auquel se lient tous les amateurs des vieilles choses, le manuel de tous ceux qui ont envie ou besoin de posséder des notions précises sur l'habillement de nos pères. Son succès a été si général et si rapide qu'en moins de deux ans elle a eu la fortune bien rare pour un livre de science de nécessiter une seconde édition.
Mais aussi comme ce-succès est justifié I Quel talent l'auteur a déployé dans l'exposition des faits, que de verve et d'esprit dans le récit des mille caprices de la mode, que de science et de pénétration dans l'explication des termes techniques, dans l'interprétation des monuments obscurs ou mal connus !
Certains critiques lui ont reproché d'avoir systématiquement banni de son Une l'appareil habituel de l'érudition, mais de ce grief il n'avait cure. 11 ne voulut pas en efiet écrire son Histoire du costume pour les savants seuls. Avec cet esprit vuli^risateur que J'ai déjà signalé, il prétendit s'adresser avant tout au grand public. Aussi n'hésita-t-il pas à sacrifier toutes les notes, les citations latines, les détails bibliographiques, qui auraient pu effrayer le commun des lecteurs, pour s'attacher uniquement à rendre son livre d'une lecture attrayante pour le plus grand nombre.
Ce n'était point tâche si facile que d'intéresser le public à des nomenclatures d'habits, de robes, de manteaux, de coiffures, de chaussures, d'éviter la monotonie dans les descriptions, sans cesse à recommencer, de toutes les minuties de la toilette. Quicherat s'est tiré de toutes ces difficultés avec un rare bonheur, et son talent d'écrivain a été pour moitié dans le succès du livre.
A peine avait-il terminé la publication de son Histoire du costume, qu'il remettait sur le chantier son ancien mémoire sur Rodrigue de A'illandrando, pour en tirer ce beau volume dont J'ai parlé. Entre temps, il multipliait ses rapports au Comité des Travaux historiques, el ses communications & la Société des Antiquaires, il donnait à diverses revues d'importants mémoires, parmi lesquels je ne puis omettre cet article sur L'âge de la cathédrale de Laon ', d.ins lequel il détermine avec une précision rigoureuse la date si longtemps controversée de ce monument fameux, donnant ainsi la solution d'un
1. Bibliollùque de l'Êeole det Chartea, 1. XXXV (1S74], p. 349-354.
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M JULES QUIOlbRAT
pmblëme qui l'avait longtemps préoccupé. Je dois cit«i' encore comme . un modèle de critique ingénieuse cette étude sur La basilique de Fanum construite par VilrutK ', dont il s'est efforcé de restituer les diverses parties. Dans son ardeur à ne négliger aucun des éléments d'investigation qui pouvaient l'éclairer, Quicberat avait fait le voyage d'Italie avec l'espoir de trouver dans la ville moderne de Fano quelques restes ignorés de la basilique décrite par Vitruve. Sa peine ne fut pas payée comme il l'espérait, mais si son voyage fut infructueux sur ce point, il ne fut pas pour cela inutile ; son carnet, rempli de notes, est là pour en témoigner. Malheureusement le temps lui a manqué pour faire. part au public de toutes les observations qu'il avait recueillies sur sa route. Un article sur une curieuse tombe de pèlerin conservée k Sainte -Pra,xède à Rome', ne peut donner qu'une faible idée de l'iolérët des matériaux qu'il avait rapportés et qui étaient venus se joindre à la riche récotte qu'il ramassait depuis tant d'années.
Quiclierat cependant sentait depuis longtemps déjà qu'il était temps de mettre en œuvre cette précieuse collection de matériaux qu'il avait réunis si patiemment.
L'idée que la mort pourrait le Burpi«ndre avant qu'il eût (ei'miné son œuvre était (lour lui une .préoccupation dont il s'ouvrait fréquem-, nient à ses amis. Cédant aux sqllicitations de ses plus fidèles disciples, il avait commencé à rédiger spn cours d'archéologie, dans lequel il voulait résumer tout l'ensemble de ses recherches archéolc^iques, concentrer l'essence même de sa doctrine. Depuis longtemps aussi il avait sur le chantier un travail considérable, qui fut l'œuvre de sa vie entière, et dont il avait bâte d'entrevoir la fin. C'est une Histoire de la laine, depuis l'époque gauloise jusqu'à nos jours, tiavail capital dans lequel il se promettait de révéler une foule de faits du plus haut intérêt pour l'histoire de l'industrie. Une vingtaine de cliapitres en ont été retrouvés dans ses papiers. On les trouvera imprimés dans un des volumes de ces Mélanges.
La crainte de ne pouvoir terminer des entreprises aussi considérables lui avait inspiré depuis plusieurs années un ardent désir d'abandonner toutes les fonctions dont il était chai'gé, pour se renfermer dans la plus studieuse et la plus absolue des retraites. Son dévouement à cette Ëcole à laquelle il avait voué sa vie le retint pendant longtemps. Le jour enfin où il ci-ut avoir suffisamment préparé le disciple auquel il réservait le redoutable honneur de continuer son
i. Reoue arrrhéologique, auuv. série, L XXXV, lg7B, p. 33-36 et GG-SO. a. Hfvue arekéotoffique, uonv. strie, t. XXXVIll (1879), p. 12S-138.
SA VIE t~r SKS THAVALX 31
ensagoement, il songea à k retraite. Ce. fut une émotion (;én^^c parmi tous ses amis quand sa l'ésolution fut connue. Du ministre auic professeurs, des professeurs aux élèves, il n'y eut qu'une voix pour le conjurer de revenir sur sa détermination. L'insistance de tous fut s' pressante, si unanime, si touchante, que Quicherat ne put y résister. Il céda en reprochant doucement à ses amis de lui rendre un mauvais service, et renontant à cette chaire qu'il avait, pendant trente ans, occupée avec tant d'éclat, il consentit à consei-ver la direction de cette £co)e oii tout te monde le retenait avec tant d'instances.
La satisfaction de tous ceux qui connaissaient Quicherat fut grande, elle se traduisit par une manifestation qui fut pour lui la récompense méritée de cette vie tout entière consacrée au culte de la science, à l'accomplissement du devoir. Au moment même où il consentait à garder la direction de l'École des Chartes, l'Institut, comme s'il voulait témoigner seo regret de ne point le compter dans ses rangs, lui décernait le prix que venait de fouder M° Jean Reynaud.
Les disciples de Quicherat résolurent de célébrer ces deux événements en lui offrant une œuvre d'aii, qui lui restât comme un témoignage durable de l'estime et de l'ailéction de tous. Par une attention qui lui alla au cœur, l'objet choisi fut une reproduction en petit de la Jeanne d'Arc de Frémiet. C'était lui rappeler ses piemiers et ses plus beaux travaux. C'était rendre hommage au culte que son patriutitune avait voué
A cetto Jtianae au nom trois toi» béai,
Dont il avait rajeaut A tout joraala l'aoUque gloire.
£IIe lui fut oflerle le 2 juin 1880 dans le banquet annuel de la Société de l'École des Chartes. Jamais manifestation ne fut plus unanime et plus touchante. Tout ce qui restait encore des trente-tixiis générations d'élèves qui l'avaient eu pour niaitre, tint à honneur d'y contribuer. Nul de ceux qui y assistèrent n'oubliera l'émotion qui s'empara de tous, en voyant son profond rejjarcl voilé par des larmes de reconnaissance, en entendant les chaudes et vibrantes paroles par lesquels il sut exprimer les sentiments qui débordaient de son cœur.
Ceux qui remarquaient ce jour-là l'éclat de sa voix pénétrante, l'animation de son visage transfiguré par l'émotion, qui applaudissaient aux vœux de longévité que le président de la société lui adressait au nom de tous, ne se doutaient guère que ces vœux dussent recevoir à si bref délai un si cruel démenti.
Jamais Quicherat n'avait paru plus plein de vie et d'activité, jamais
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32 IVLES QUICHERAT
il n'avait supporté avec plus de vaillance les mille occupations, qui, chaque jour, l'absorbaient davantage. Au mois d'avril, l'École des Chartes l'avait unanimement désigné pour son représentant au Conseil supérieur de l'Instruction publique.
Il fit preuve dans cette fonction nouvelle de la même ardeur, du même zèle que d'habitude. Il y apporta les idées libérales qui furent l'honneur de sa vie entière, et son g^oûl pour les fortes études classiques dont le dépérissement l'affligeait, et pour l'avenir desquelles certaines des réformes préconisées aujourd'hui lui paraissaient redoutables. Aussi ne craignait-il pas d'entrer plus d'une fois en lutte contre la majorité de ses collègues pour la défense de ces vieux exercices latins, qui lui semblaient le fondement indispensable de toute bonne éducation. La hauteur de son esprit, son impartialité reconnue, lu loyauté de son caractère le désignaient naturellement pour une des besognes les plus délicates dont le Conseil supérieur ait à s'occuper, le jugement de toutes les questions disciplinaires qui lui sont soumises, pès son entrée au Conseil il fut appelé dans la Commission de discipline et y joua un rôle des plus actifs.
L'excès de travail que les sessions du Conseil supérieur lui imposaient, n'était pas sans lui causer une réelle fatigue. Sa constitution ne s'était jamais bien temlse d'une terrible attaque de choléra, qui avait failli l'enlever dans sa jeunesse. Avec l'âge il sentait de plus en plos les suites de ce terrible mal. Les souffrances du siège de Paris l'avaient aussi particulièrement éprouvé. « Ma santé n'est pas bonne, écrivail-il en 1872, elle ressemble à celle de beaucoup de mangeurs de cheval de 1870. Ce n'était pas du bon cheval, et la portion était véritablement par trop congrue, sans compter la sauce d'angoisse qu'on a eu^ pour l'accommoder*. » 11 allait chaque année reprendre une vigueur nouvelle dans les montagnes du Jura au milieu d'amis dévoués, auxquels l'attachait la communauté des sentiments autant que la communauté des études. Il passa encore auprès d'eux l'été de 1881, mais cette fois il n'en rapporta pas le regain de santé qu'il y trouvait habituellement. Dès le commencement de l'hiver, il se plaignit d'un malaise général sur la nature duquel tous se faisaient illusion. Il n'en continua pas moins à s'acquitter de toutes ses charges, et à se livrer au travail avec un redoublement d'ardeur. '
A la fm de l'biver, l'altération de sa sanlé commença à inquiéter tousses amis; son énergie leur en cachait cependant la gravité. Il se m encore violence au moment de Pâques pour assister aux séances