Année 1840-1811, p. ISl
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382 DE QUELQUES PIÈCES CLRIEU5LS DE VERRERIE AirriQtTE
ché par la fueïon du verre ; l'autre extrémité paraît n'avoir été fermée que par l'application d'une substance molle, aoit de la poix, soit de la cire, qui s'est détruite; de sorte que le liquide contenu autrefois dans ces récipients s'est en partie répandu au dehors, en partie desséché. D'après les traces qu'il a laissées sur le verre on peut juger qu'il devait sa couleur à une substance minérale.
Le musée du Louvre possède une dizaine de ces semblants d'oiseaux, qui font partie de la collection Campana, M. Deville en a publié plusieurs*. Il les donne pour des jouets d'enfant; mais de pareils jouets n'auraient-ils pas été bien fraples?
Une fiole, é^Icment de la collection Campana, que je juge appartenir au même groupe d'antiquités, suggérera peut-être une opinion plus acceptable quant à la destination de ces objets. Sa forme est celle d'une petite amphore. Elle est intérieurement partagée en deux parties ^ales par une cloison. Sa panse est tachée de cobalt, indice de la solution qu'elle contenait. Il y a une mutilation à l'orifice, qui risque fort d'avoir fait disparaître quelque chose d'important, qui complétait l'appareil. Tel qu'il est, je veux espérer qu'il trouvera un interprète ; et afin de le recommander davantage à l'attention, j'en donne ici la ligure. (Voy. pi. V, lig. 8.)
Encore une remarque au sujet des tubes à renflement.
J'en connais qui, sans qu'on paraisse avoir voulu les souffler à l'imitation d'un oiseau, rendent cependant assez bien le galbe du corps d'une grue. Ils sont plus gros au moins du double que ceux dont il vient d'être parlé. Ils sont percés des deux bouts avec un évasement prononcé à l'un de leurs orifices. Ils ne présentent point de traces de substance colorante. Le plus bel échantillon que j'aie vu en ce genre est au musée Walraf de Coltine. (Voy. pi. V, fig. 9.) Je considère cet objet comme un instrument propre à pratiquer des injections ou des insufflations médicales.
Quoi qu'on pense du tube de M. Augier et des autres dont j'ai parié incidemment, personne ne disconviendra qu'après tout ce qu'on a dit et écrit, il nous reste bien des choses encore à apprendre de l'antiquité.
Mon dernier mot sera l'expression de l'amer regret que j'éprouve > la pensée que plusieurs hectares des AHscamps, la plus riche nécropole de la Gante, ont pu être retournés, il n'y a pas plus de vingt-cinq ans, sans qu'une seule personne autorisée se soit trouvée là, ni pour recueillir les antiquités qui apparaissaient à chaque coup de pioche, ni seulement pour en dresser l'inventaire.
1. llhloire de Cart de la verrerie daiu l'anliguiU, p. 68, pi, 81.
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