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2. Tour de Ganne e«t le nom populaire des doDjona de Montlhârj, de Hontjay, de Monlmirnil et de la Queue-eo-Brle. L'abbâ LetMuf a remarqué qa'il y avait eu aae tour de Ganne à Bruuoy, et une autre entre Complègne et BolMona {Hiitoire du diocéie de Paru, XllI, 3i0), M. iUynal {HUloin de Berri, t. I, p. 110) signale dea ruines près de Léré qu'on appelle Citt de Ganne»; A l'âccaslon de quoi il rappelle que la m&me dénomination est appli. qnée dans le roman de Lancelot du Lac A la capitale du roi Claudaa. Ville de Ganne) désigne un lieu-dit sur les conGns du BerrI et de t'OrlÉanals an con- Duent du riiisBeau de CliftUtlon, où abondent lea ruiaee romainea. (Afémoirn it la Sociilé dei Aniiquairtt de France, t. V, 2> série, p. 212.)
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LA BUE m* LE CHATEAU HAIJTEFEL'ILLE A PAKIS 445
dénomi nation impliquait Tidée dépite, de surprises dans legenre de celles que les ingénieurs du xi* et du xn* siècle s'évertuèrent h niultiplier dans la fortification des châteaux. Ganne, à ce point de vue, fiit l'accessoire du principal auquel répondait le terme foil. Je ne crois pas tomber dans la témérité en conjecturant que l'homophonie de ganae et de la première syllabe du nom germanique francisé Ganelon fut ce qui détermina l'appellation du traître par excellence des chansons de geste; d'autant plus que dans les scènes où figure ce personnage, nous le voyons nommé Cannes- ou Guennes aussi souvent que Ganelon. Après cela l'on saisit sans peine par quelle association d'idées Ganelon fut réputé natif d'un château de Hautefeuille, et l'on comprend également pourquoi dans les lieux-dits Hautefeuille s'implanta plutât qu'ailleurs la légende de Ganelon.
Arrivons au château de-Hautefeuilleà Pariii.
Jusqu'à présent on n'en a trouvé la mention dans aucun texte antérieur à la chronique de Jean de Venetle, le continuateur de Guillaume de Nangîs. Cet auteur raconte que dans le cours des travaux qui furent exécutés pour mettre Paris en état de défense pendant la captivité du roi Jean, on découvrit au pied du mur de la ville, entre la porte Saint-Michel et la porte Saint-Jacques, des substructions considérables que l'on n'eu) pas de peine à reconnaître pour celles d'une ancienne fortification. Les murs étaient d'une épaisseur prodigieuse et armés de redents qui furent pris pour une garniture de tours. II n'y eut qu'une opinion au sujet de ces ruines. Tout le monde s'accorda à y voir les restes d'un ancien palais ou château appelé Hautefeuille, dont il était question dans les chansons de geste encore existantes : Et, ut fertur, olim ibi fuerat palalium sii-e casirum quod ab antiquU in gesUa quse nunc adhuc habenlur Allum folium vorabatur * .
Voilà, je le répète, le témoignage le plus ancien qui nous reste d'un château de Hautefeuille à Paris, bien qu'une assertion de Félibien donnerait à penser que ce manoir était encore debout au commence-^ ment du xiu° siècle et qu'il fut donné aux Dominicains lors de leur établissement dans la rue Saint-Jacques, par un seigneur de la lignée de Ganelon '. Mais vérification faite de la source Invoquée par Félibien qui est une notice apologétique des religieux illustres du couvent de la rue Saint-Jacques composée par le dominicain Antoine Hallet*, on
1. Géraud, ChTOnique de Guillaumt de Nangii, t. 11. a. Biaioire de Parh, t. I, p. 261.
3. Hiiftiiv da laincls papei, cardinaux, patriarchet, arehevetque», év«*quti, docteurs de toutes tes faeultez de tUnivenili de Pari», et atUret hommes
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