LES VESTIGES ROMAINS DE PARIS
relevé en 4809 dont communication lui avait été promise. Soit que ce dessin n'ait pas été retrouvé, soit que M. JoUois n'ait pas trouvé l'occasion d'en tirer parti, i! n'a plus été question de la découverte de l'endos Saint-Victor.
Une simple note du mémoire de M. JoUois sur les antiquités ro< maines de Paris nous a transmis ce renseignement. Il est clair que Héricart de Thury se trompait en plaçant l'amphithéâlre de Paris là où il n'avait pas été; mais l'explication naturelle de l'erreur de ce savant n'est-elle pa^ de penser qu'il aura pris l'hémicycle d'un cirque pour une portion d'amphithéâtre?
Je n'ai pas à chercher ce que put être un édifice considérable qui s'élevait au mont Saint7Hilaire et dont tes substructions apparurent lors du percement de la rue de l'École polytechnique; mais au siget du palais des Thermes, il y a à faire quelques remarques dont la place est certainement ici.
Le nom que porte ce monument mérite qu'on s'y arrête à cause de l'accouplement des deux mots qui le composent.
On sait que les Romains du temps de l'Empiro appelèront thermes de vastes établissements qui étaient moins des maisons de bains que des gymnases, ou, pour me servir d'une expression qui réponde à un objet actuel, des casinos poui-vus de tout ce qu'il fallait pour l'exercice des corps et la récréation des esprits. Quoiqu'il y ait eu des thermes dans beaucoup d'endroits de la Gaule, leur nom, cependant, n'est pas entré dans la langue française autrement que comme dénomination de lieu-dit. C'est ce qui est arrivé à Paris : aussi le mot thermes accolé à celui de palais ne fut-il plus compris au moyen âge. Lorsque l'on commença à raisonner sur le sens des noms de lieux, on prit ce nom pour ie dérivé de terminu». Dans une charte de Philippe-Auguste, le palais est surnommé de terminis seu termis, et, un siècle et demi plus tard, Raoul de Presles, l'un des grands savants de la cour de Chartes V, racontait sérieusement que Jules César i Qst le palais de Termes, qui estoit ainsi appelé parce que là se pajoît le trehuz aus termes qui estoient ordonez t.
D'autre part, le mot palalium, appellation propre de la maison des Césars sur te mont Palatin, s'appliqua par extension à toutes les résidences impériales, tant dans le reste de l'Italie que dans les provinces. Le nombre des palais impériaux, d'abord restreint, s'augmenta considérablement par suite de la constitution de Dioclétien qui partagea le gouvernement de l'Empire entre quatre personnes. Les Augustes et les Césars, obligés de contenir par leur présence tantôt les populations, tantôt les barbares, eurent chacun plusieurs résidences dans
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