LES VESTIGES ROMAINS DE PARIS
l'étendue de leur circonscription. C'est à ce moment que l'on fait remonter l'origine du palais des Thermes, et généralernent on lui donne pour fondateur Constance Chlore.
L'hypothèse, car ce n'est qu'une hypothèse, a pour elle la vraisemblance, et je trouve tout à feit léptime de s'y rallier, moyennant, toutefois, une réserve sur le sens où il confient de prendre le mot « fondateur >.
Si l'on ajoute aux ruines que nous avons encore sous les yeux, à côté de l'hôtel Cluny, les indications fournies par les textes du moyen' âge et les vestiges qui ont été remarqués dans le sol de tout le quartier depuis cinquante ans, on voit se dessiner un groupe d'édifices dont l'étendue et la disposition justifient parfaitement le nom de thermes, puisqu'une salle de bains colossale occupe le milieu du champ des
En outre, la preuve existe qu'une partie de ce vaste ensemble fut renversée dès l'époque romaine au point de disparaître sous l'exhaussement du sol; car les mêmes fouilles de la rue de la Harpe, qui mirent en lumière les premiers vestiges du théâtre, avaient d'abord fait apparaître, à la hauteur de la rue des Maihurins, un gros mur se rattachant au palais qui traversait de biais et en contre-bas, sur une grande longueur, l'empierrement de la voie romaine mentionnée ci-dessus.
Il y a donc de bonnes raisons pour juger que des thermes publics à l'usée des Parisiens existèrent d'abord à la place occupée plus tard par le palais ; que ces thermes n'ayant été détruits qu'à moitié lors de la grande dévastation du m° siècle, ce qui en était resté debout fut converti en palais pour répondre aux besoins d'une autre époque, et qu'ainsi on ne doit pas attribuer à Constance Chlore autre chose que ce changement d'appropriation.
Nous reviendrons tout à l'heure au palais. Le plus pressé est de bien établir d'abord ce qui résulte, comme conséquence, de la restitution de tant de monuments au coteau méridional de Lutëce.
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