Sptctateur mitilaire, aniiée 1839, p. 62S
ï. •■ Copias omnes, quas pro oppido collocaverat , in oppidum recepit. ] (Cap. L«..) 3. > PecUB cnjus magna erat copia ab ManJubiU compulsa. >> (clizi).
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486 l'aLESIA de CÉSAS BENDCE a IA FRANCIEE-COint
quatre mille cinq cents et quatre-vingt mille font cent quaire mille cinq cents; ajoutons cinquante mille têtes de bétail, et cherchons i placer cela dans l'enceinte d'Alise.
Cette enceinte, mesurée sur le plateau, était de quatre-vingtdiisspt hectares, y compris l'épaisseur des fortifications.
Les calculs faits parles gens du métier sur la castramétalion romaine, dont les Gaulois s'étaient rendus imitateurs, établissent, que, dans ce système, un are, ou dis mètres carrés, fournissait le campement d'un peu plus de six fantassins ; mettons sept. Dans la pratique actuelle, on fait tenir huit fantassins sur le même espace : mettons huit. Si huit hommes occupent un are, huit cents hommes occuperont un hectare, quatre-vingt mille hommes cent hectares. Cent hectares! Maisjeràns de dire qu'Alise, dans l'état où elle est aujourd'hui, une plaine toute nue, n'en a que quatre-vingt-dix sept. Il faut donc renoncer à loger deux mille quatre cents' hommes de l'armée gauloise, plus les vingtquatre mille âmes de la population, plus les bètes, plus le matériel, plus les constructions!
La méprise d'Herric est par trop évidente. Alise ne répond i Alesia ni par son nom, ni par son site, ni par ses eaux, ni par ses escarpements, ni par ses dimensions en haut, en bas, dans tous les sens.
Je m'en tiendrais là si je n'avais qu'à déposséder Alise d'une renommée illégitime; maïs une fantasmagorie que je dois dissiper a été répandue autour de la question. Les auteurs les plus graves en matlëre d'art militaire ont été invoqués, opposés, avec toutes sortes d'apostrophes et d'exclamations, aux professeurs qui se mêlent de réformer le jugement des grands capitaines. Moi, pour ma part, j'ai été signalé, non pas seulement comme un sot, mais presque comme un séditieux, pour me trouver, ce a-t-on dit, d'une opinion contraire à celle de Napoléon,
Sur la valeur de ce moyen oratoire, voici ce que j'ai à répondre : Les militaires ne sont pas ordinairement philologues. Ils ne se targuent ni n'ont besoin de l'être. Jamais aucun d'eux n'a trouvé mauvais que les professeurs touchassent aux textes qui contiennent le récit des sièges et des batailles. Au contraire, les plus illustres, les plus savants dans leur art ont toujours eu cette déférence pour l'éru-
1. D'après le» snppuUtiona de Quichera't, il anraît fallu dire ici, niui pM deux mille quatre ceut«, mais donze mille quaire cents : une incorrecUaD lyp»graphique avait été probablement la eauae de cette apparente erreur de calcnl,
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