Lib.VII, cap. >.vi
496 l'alesia de césar hesdue a la fbancbe-coht£
dessein d'aller chez les Sénonais mêmes, et non dans un pays plus ou moins voisin des Sénonais. In Seçuemos n'a pas une valeur différente. Le général romain gagnait la Séquanîe, pour aller chercher par là son entrée dans la Province.
La troisième erreur est d'entendre par Proviticia la Provence, ou tout au moins les environs de Vienne. Comme la Province romaine s'étendait de Toulouse à Genève, il ne s'agit pas de choisir a priori\e point qui vous convient sur cet immense développement. II faut se laisser conduire où aboutit la direction de celui qui marche. Or, César marche sur la Séquanie, et qui prenait la Séquanie pour gagner la Province arrivait chez les Allobro^s du haut RhAne, soit & Genève, en traversant quatre lieues de territoire helvétîen, soit sur une partie de la rive droite du Heuve occupée par les mêmes Allobn^s au-dessous du défilé de l'Ëclu&e'. Les Séquanais ne confinaient à la Province que par ces deux points.
Veut-on que César ait eu l'intention de rabattre des Séquanais chez les Ambarres (habitants de la Bresse)? Malgré l'invraisemblance de cette supposition, puisqu'alors les Romains auraient élé conduits par leur général comme dans une impasse, entre trois immenses rivières' dont deux étaient k la disposition de l'ennemi, j'y consens. On se crée alors la latitude de placer entre le Léman et le confluent de la Saône, ce que, moi, je renferme entre le Léman et le confluent de l'Ain. En quoi est-on plus avancé? C'est toujours par les Âllobrog^es du haut Rhône que devront entrer dans la Province ceux qui ont commencé par gagner la Séquanie; et ainsi il faut renoncer absolument à cette vision du pont de Vienne qui tire les yeux d«s défenseurs d'Alise, au point de leur éter perception de c« qui est dans le texte.
La quatrième erreur est de contester l'interprétation que j'ai donnée de quo fadlius, quand j'ai dit que la direction sur le haut nbône était pour les Romains le chemin le moins disputé. Sans doute il n'est mention dans le latin ni de chemin ni de résistance opposée sur ce chemin; il dit seulement : c afin qu'assistance pût être portée plus facilement à la Province; • mais c'est là une expression louche qu'il est nécessaire d'accommoder à la clarté française, quand il s'agit de mettre sa signification en évidence. César se aert d'un comparatif, et tout comparatif se rapporte à un terme de com-
1. 1 Allobroges, qui traos Rhoilanum vlcos posteisioDecque babebant. ■ (De Bello galiieo, l.ii.)