L'Ain, le Rhâae et la SaAoe
DigitizsdbyGOO'^le
L'ALKSU DE CiSAH RENbUB A LA PHAMCHE-COHTtl ' 497
paraîson. Se diriger par la Séquanie est pour lui le moyen de secourir piua facilement la Proviace. Plus facilement que quoi? Apparem^ ment, que s'il a\'ait pris le chemin par lequel on allait d'ordinaire dans la Province, c'est-à-dire que s'il eût traversé te pays qui ftit depuis la Bourgogne, et que s'il s'était engagé dans la direction où pr^isément on le met pour le taire aller à Alise.
Tous les lazzi qu'on oppose à cette conséquence pour la rendre ridicule ne prouvent rien autre chose, Binon que ceux qui discutent de la sorte sont de grands plaisants.
On se récrie sur les difTicultés du sol, sur les torrents, les défilés, les montagnes dont la marche d'une armée aurait été empêchée en Sëquanie, sur l'impossibilité de se nourrir dans une contrée si pauvre, sur les attaques immanquables d'une population hostile. Objections irréfléchies I
Que l'on compare donc ce qui .se présentait à droite et à gauche, du cdié de la Boulogne et du côté de la Franche-Comté.
Là des forces imposantes déjà réunies et oi^anisées, déjà mises en mouvement; car la guerre est flagrante; elle s'engage avec cet emportement que les Gaulois mettent à tout ce qu'ils commencent. Ce n'est pas un peuple qui est devant les Romains, c'est une nation enthousiaste, exaltée encore par l'idée du premier grand succès qu'elle ait remporté sur eux. A la vérité, les Ëduens se repentent d'avoir donné lieu à cette conflagration : ils le font dire à César. Oui; mais ils lui déclarent en même temps qu'ils sont engagés d'honneur'. Force leur est d'agir sous la pression de la Gaule que leur exemple a soulevée tout entière : ils ne sauraient faillir devant les mandataires du pays qu'ils ont constitués chez eux en une assemblée omnipotente, et qui sui-veillenl la marche de l'insurrection. Si l'on veut bien se rappeler l'aveu précédemment échappé à César, qu'il lui était devenu impossible de tirei' quoi que ce fût de la Province, parce que les chemins étaient interceptés', on contestera difficilement la détresse où l'avait mis la situation que je viens d'exposer.
De l'autce côté, que voit-on? Un pays de montagnes, mais très fréquenté, et que César connaissait pour y avoir fait la guerre. Un sol, non pas stérile, comme on le pi'étend, mais au contraire très productif, le plus productif de la Gaule : c'est César qui le dit *. Un peuple