‹ Mélanges d'archéologie et d'histoireChapitre 203 sur 240 · Cap. xc · texte numérisé non relu

Cap. xc

DigitizsdbyGOO'^le

S04 l'alesia. de césar rendue a >LA FBANCHE-COMTÉ

D'Anville me donne la réponse, d'Anville dont tous les n que je réfute ne sont que des éditions repUtrées :

« Comme l'emplacement de la ville d'Alesiaest encore aujourd'hui du diocèse d'Autun, on ne peut douter que les peuples Mandubu, dont dte était capitale, n'aient fait partie de l'ancien peujde ou cité desyfi'rfut ' . *

Et moi je dis : Alesia étant chez les Ëduens, César n'aurait pas eu i indiquer un voyage pour se rendre dans un pays où il était tout rendu.

On épîlt^e encore sur le passage que je viens d'alié^^r : on dit qu'il est à deux fins, et que, s'il semble indiquer qu' Alesia n'était pas tout àïait chez les Ëduens, la suite prouve qu'elle n'était pas du tout chez les Séquanais, parce que César a eu 4 faire faire un voyage à l'une de ses divisions pour l'envoyer de là chei les Séquanais.

Je cite le texte pour qu'on voie la valeur de ce faux fuyant :

« His Tebus confectisy in.^duos profleiscitur; cieitatem recifiU. Eo legati ab Arvemis missi, qus itnperaret, se facluros poUicenlur. Imperat magnum numerum obsidum. Legiones in hiberna miUit, caplivorvm circiter XX. milita yEduis Arvemisgue reddit. TUtm Labienum dmbua cum legionibta et equUatu in Sequanos proficiset iubet. t (Cap. xc.)

L'artifice consiste à opposer tn JEduos profMteUur de la première phrase, avec m Seguanns profieisci j'ubet de Ul quatrième. Mais quelle contradiction peut-on trouva- làT

César, maître d' Alesia, se dirige chez les Éduens : apparemment il n'entrr -«rend pas ce voyage tout seul. 11 ne laisse pas ses soldats s'ébattre . r les ruines de la ville gagnée, tandis que lui se met en route, comme Thésée ou Hercule, tenant dans sa main le bout d'une corde à laquelle sont attachés les milliers de captifs éduens et arvemes dont le sort sera réglé à Blbrdcte. Tout est fini, à condition qpe le général romain emploiera à recueillir le fruit de sa victoire les forces ^ui lui ont servi à la remporter. La Gaule a encore plus de cent cinquante mille hommes sous les armes. Il s'agit de la réduire «n repos en recevant d'abord la soumission de la cité èduenne, et la cité éduenne n'est pas seulement Bibracte, c'est l'ensemble de toutes les places disséminées sur le vaste territoire éduen. 11 faut désarmer tout cela, envoyer de ville en ville, prendre partout ses assurances : ouvrage pour lequel une armée était nécessaire. Donc César a emmené avec lui son armée chez les Ëduens. Puis, quand il s'est établi en maître au cœur du pays vaincu, quand il a eu soumis et pacifié, au bout d'un mois, deux mois peut-être, il envoie une partie de ses légions

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