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I. ÈtlainnitemenU géographiçues sur Cancitnne Gaule, p

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T.'AT.eRU TtK (^SAR BF.^DtîP. A LA FRANCHE-COUTÈ S05

prendre leurs quartiers d'hiver en diverses contrées. Deux de ces l^ons, qu'il met sous le commandement de I^biénus, avec de la. cavalerie, sont dirigées chez les Sëquanais : quoi de plus natursl î II se précautionnait par là contre la possibilité d'une nouvelle tentative de résistance en Séquaniej et le choix de Labiénus, ainsi que la force de la division qui lui est attribuée, indiquent à eux seuls que César n'était pas encore délivré de tout souci de ce côté.

It est temps de conclure :

Puisque nous voyons en dernier lieu les Romains revenir d'Alesia chez les Ëduens, nous avons la coa6rmation pleine et entière du sens donné par la première phrase : à savoir qu'Alesia était chez les Séquanais et non pas chez les Ëduens. J'ai donc eu raison d'annoncer en , commençant que le récit des Commentaires était assez bien charpenté pour qu'on pût, avec la seule ressource des tenants et des aboutissants, restituer la valeur perdue du terme oppidum Mandubiorum, qui, dans ta pensée de l'auteur, disait tout. Les Mandubiens étaient une peuplade séquanaise.

Telle est ma démonstration. Elle est assise sur des positions de peuples et sur des directions de marche que personne ne saurait contester. Elle est aussi complète qu'on puisse le désirer ; c'est partout de la déduction , nulle part de la conjecture.

Maintenant il est possible que quelques esprits ne mettent pas de dilTërence entre conjecturer et déduire, ou du moins qu'ils n'accueillent le fait déduit qu'avec réserve, jusqu'au moment où il aura été confirmé par un témoigna^ direct. Ce qui me reste à dire est pour l'édification de ceux-là.

Deux historiens de l'antiquité, Plutarque et Dion Gassius, ont consigné avec un certain développement la campagne d'Alesia, et tous les deux .en se servant à la fois de César et d'autres auteurs que nous avons perdus, puisqu'ils relatent des circonstances qui ne sont pas dans les Commentaires. Laissons de cété Plutarque ; son expression «et que César traversa le pays lingon pour aborder celui des Séquanais ' : la vérité, chez lui, demande donc aussi & être déduite. Mais Dion Cassius, que dit-il ? « Lorsque César était en marche pour secourir les Aliobroges, Vercingëtorix l'arrêta chez les Séquanais et l'enveloppa '. > Voilà le fait directement exprimé, et la pensée de César mise dans son relief par un lumineux commentaire.

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50fi l'aLESI* de césar HENDUE a la mANCHE-COJTFt

Veut-on savoir ce qu'on répond à cela? Que Dion Cassîus raisonne comme un homme ivre, qu'il ne sait pas ce qu'il dit, que son témoig;nage n'a aucune valeur, et, avec la même audace qu'on a mise à investir les moines du moyen âge d'une autorité que les pauvres gens ne revendiquaient pas, on récuse l'historien consciencieux et bio) informé qui a donné & notre siècle le moyen de se reconnaître dans les ténèbres de l'histoire romaine. Soil ; quand on s'y prend de la sorte, i) n'est pas de difTicultë dont on ne se tire & son avantage ; mais alors, aussi, on fait de l'avocasserie, au lieu de critique. La critique consiste à user de ce qui est plus clair au profit de ce qui l'est moins, et noti pas à embrouiller l'un, pour déclarer ensuite l'autre inadmissible.

Cest assez.

Je ne m'adresse ni 1 ceux que toute idée nouvelle effarouche, ni i ceux qu'aveugle une préférence outrée pour le pays qu'ils habitent, ni à ceux qui, ayant écrit qu'Alesis était Alise, aimeraient mieux se (aire hacher que de convenir que cela soit A corriger dans leurs livres. Hais devant les juges désintéressés qui i^'ont pas de parti pris pour l'erreur, mais devant les esprits libres que la découverte de la vérit^ enchante, je tiens pour solidement établies l'une et l'autre de mes conclusions :

Alise n'est point Alesîa ;

Alesia doit être cherchée en Franche -Comté.

Et maintenant je me fais un devoir de déclarer que le fond de l'argumentation à laquelle je viens de me livrer appartient en propre i M. Delacroix. C'est lui qui a compris la valeur de ûi Sequemot au commencement du récit, et celle de m jEduot à la fin ; c'est lui qui a introduit Plutarque et Dion Cassius comme les commentateurs de César les plus naturels et les plus autorisés. Qu'à cela il ait mêlé de eusses étymolc^es, des citations qui ne se rapportent pas au sujet, et peut-être d'autres erreurs de détail ; peu m'importe. Dans les livres que je lis, je ne cherche pas le mauvais pour, en faire du venin, je prends le bon pour lâcher d'en composer du miel. Il m'a suffi, pour me rendre à M. Delacroix, de trouver chez lui une interprétation du texte de César établie par les moyens les plus approuvés de la critique. l'ai dit, il y a un an, que cette interprétation resterait, et aujourd'hui je le répète, et je me bue d'avoir donné la publicité qu'elle méritait à celte découverte d'un esprit ingénieux et logique.

Epitil , à-riXitiv èv £r,xo-Jivo{; yeii^tni, x-i\ jv»ux),^«btO. • (llilt. r«m. ,

Ub. XL, cap. smi,]

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CONCLISIOX POUR ALAISE

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