‹ Mélanges d'archéologie et d'histoireChapitre 211 sur 240 · T. I. SI · texte numérisé non relu

T. I. SI

DigitizsdbyGOO'^le

830 CONCLUSION FOUR ALàlSE

Le praniier mot des Commentaires, aprèe que le site d'Aleaia a élé décrit, est pour annoncer le développement de onze mille paa que devait avoir la conlrevallation ' . Elle était en pleine exécution, lorsqu'eutlieu le premier combat dans le Plan'; Vercin^torix la rayait sur le point de se fermer, lorsqu'il congédia sa cayalerie >.

Postérieurement à tout cela, le même Vercingétorix, résolu d'attendre l'assistance du reste de la Gaule, fait entrer dans la place ta totalité de ses troupes. César l'apprend, et aussitôt il s'arrête à un système de retranchements qu'il juge à propos de décrire. Il fait creuser un fossé à fond de cuve afin de couvrir ses travailleurs; àquatre cents pieds en arrière de ce fossé il établit ses autres ouvrages, consistant en deux nouveaux fossés qui précèdent un terre-plein surmonté d'noe palissade*; en un mot, il s'esprime et agit comme s'il n'y avait absolument rien de Ëtît. Il n'est plus question du retranchement dont il a déjà parlé plusieurs fois. Son esprit conçoit, ses hommes se mettent à l'œuvre; on se croirait revenu au moment où le blocus vient d'être décidé. Comment concUier cela avec ce qui précède?

Il n'y a qu'une explication possible : l'entrée des Gaulois dans Alesia a fait changer le plan du siège. C'est un nouveau retranchement qui s'exécute. Les précautions prises indiquent qu'on opère plus près de ta ville; par conséquent il y a eu une réduction sur l'étendue de l'espace investi. Mais l'élément principal pour déterminer la valeur de la modification fait défaut. Nous ne savons pas à quelle distance en avant du premier tracé fut porté le second; nous ne savons pas non plus si le triple fossé fut exécuté partout, par conséquent si la réduction porta sur tout le circuit. Sans doute le latin est assez absolu pour qu'on soit autorisé à conclure que les détails énoncés dans le chapitre 72, s'appliquent à la totalité de la ligne. Mais, s'il en est ainsi, d'une part la ligne a cessé d'être de onze milles, et d'autre part elle a été partout de même force. Pourquoi alors César ne corrige-t-il pas la mesure de onze milles qu'il a donnée en premier lieu, et pourquoi confesse-t-il plus loin que ses retranchements n'étaient pas

i. Cap. 69.

Page 1