Cap. sa
3. H Maltam ad terrendum DOSlroa valult damor qai post tergam pogooDlibus eisUtit. >• Cap. 84.
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d/lss la question d'alksia 543
achève- d'assurer l'identité d'Alesia avec Alaise, où tout est disposé poor un semblaiile coup de théâtre.
Je ne quitterai pas le plateau d'Amancey sans avoir dit quelques mois des antiquités qui s'y trouvent.
Retournons d'abord k ce Ponds de la Victoire, qui porte encore nom sous lequel il fut incorporé au domaine de la République. Son sol recèle les décombres d'une vaste et somptueuse villa. Dix-sept chambres avec des absides, un aqueduc souterrain, des restes d'enduits, des chapiteaux de colonnes, des plaques de marbre, attestent la splendeur de cette habitation dont l'emplacement s'appelle CEgliserie. Ce mot signifie un bien, dépendant d'une église. Aurait-on mémoire d'une ^lise située dans le voisinage ? Oui ; au dire des gens du pays, le Champ de la Oame, situé près de là, possédait autrefoU une chapelle isolée en pleine campagne, où on allait acquitter des vœux. La sainte Viei^ y était honorée sous le nom de Notre- Dame des Aventures, et représentée par une petite statue noire qu'on a transportée depuis au village de Bolandoz. Le terrain n'a conservé aucune trace de l'édifice depuis longtemps détruit ; vainement on en cherche la mention dans les chartes et terriers ; le nom du Champ de la Dame n'est pas même un témoignage de son existence. La sainte Viei^e au moyen âge a été appelée partout Notre-Dame, nulle part la Dame. 11 &ut que la chapelle ait disparu depuis des siècles, et il reste à savoir de quelle dame le souvenir s'est perpétué sur le lieu qu'elle occupait.
Entre le champ qui porte ce nom et l'Egliserie se trouve le Ch&teau Dame-Jeanne, dont il a été question ci-dessus.
Si l'on croyait la tradition, les Suédois auraient éprouvé un échec devant le Château Dame-Jeanne. Ces Suédois sont ceux de Weimar, qui désolèrent la Franche-Comté de 1632 à 1642, et dont les dévastations sont encore présentes à l'esprit des habitants. L'histoire ne dit pas qu'ils aient trouvé de résistance ailleurs qu'à Salins et à Besançon. Cependant le Château Dame-Jeanne aurait été une forteresse féodale, qu'on pourrait admettre la défaite de quelqu'une de leurs bandes devant ses murailles. Maie le château dont il s'agit n'a Jamais eu ni murailles ni donjon. C'est un lieu très découvert, manquant de tout ce qu'il aurait fallu pour se retrancher soit dans les temps modernes, soit au moyen âge. Des reliefs de terre qui forment un carré
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