Livre VI, cil. xuu
t. Cbap. izv.
S. Vie de CamilU, cb. zl et ili; Vie de Pompée, cb. un. «. Ut. X (t. I, p. 3S5 ds l'idiUoa Didol).
562 KXAMBN DBS IRMËS -TBODVÉES A ALISIf-SAINTE-RElHIi
que le pilum, indépendamment de son usage comme javelot, pouvait servir à chiii^r comme on charge aujourd'hui à h luîonnetle. et senrir encore à parer les taillades de Ij grande épée gantoise, e i-îl poi>sib1e d'imaginer qu'on aurait fiiil tout cela avec une lise «le «ix à • huit mill mètres d'épiisseur cnmme l'est celle du lr.iit B't Evidem^ ment M. Lindenschmît a été déçu par une fausse apparence.
Reste la figure C, l'arme des soldats de la XV* légion jirimigenSa. &i quelque chose répondait à la solution cherchée, il me semble que c'était cet objet. A la vérité, il ne se montre pas d'une manière si nette qu'il n'eût été nécessaire de le discuter. Les détails qui pei mettraient d'en saisir le mode d'emmanchement sont particulièrement à regretter. M. Lindenschmit ne s'élant pas donné la peine d'y suppléer par le raisonnement, je ne m'embarquerai pas ici dans celte recherche. Je n'ai pas autre chose à faire qu'à constater, comme conséquence de lout ce qui vient d'élre dit, que les pièces du musée de Mayence proposées comme échantillons de fer de pihita ne soot pas des fers de/i'/twi. Et là dessus je reviens à M. de Reffye,
Le mauvais exemple venu d'Allemagne l'a entraîné. Au lieu de deux modèles, le savant ofQcicr nous en présente onze', c'esl-à-dire oeuf en sus des deux inacceptablesqu'avail fournis M. Lindenschmit. L'assortiment est aussi varié que possible. Ceux-ci sont long)', ceuxlà sont courts, mais courts à n'avoir que le tiers ou même le quart des longs. Dans l'un, la pointe a l'aspect d'un petit h^irpon à quatre crocs; d;ms d'autres, celte pointe est conique, ou bien elle affecte la forme d'une petile pyramide quadrangulaire, saiM compter qu'il y a des poinles méplates ayant la figure d'un cœur. Quant à la façoo d'attacher le fer, les différences ne sont ni moins nombreuses, ni moins radicales. Telle de ces armes s'emmanche comme une lance, telle autre comme un ciseau de menuisier, telle comme un couteau de cuisine. El quels que soient la dimension, le poids, la pointe, l'emmanchement, c'est toujours pilum. Bien plus, M. de Reffye érige l'existence dune telle bigarrure en un fait nécessaire, parce que. à celte époque (qu'on n'oublie pas qu'il raisonne pour le temps de Cé.aar), à cette époque où la force musculaire était tout dans le maniement des armes, il n'eût pas été rationnel d'établir l'uniformité de celles-ci, à cause des différences de. la force muscuLire.
Que la conscience militaii'e de M. de Reffye porte tout le poids de cette parole, qui est tout bonnement la négation de la discipline