‹ Mélanges d'archéologie et d'histoireChapitre 226 sur 240 · EXAMEN DES ARMES TROUVÉES A AUSE-SAL\TE-REI · texte numérisé non relu

EXAMEN DES ARMES TROUVÉES A AUSE-SAL\TE-REI

Je pouftens, pour ma part, que les armes étaient uniformes dans les liions du temps de César; et quant aux pièces sur lesquelles on préfend établir le contraire, je dis qu'elles sont pour la plupart barbares et trerm a niques, appartenant à l'époque où les Germains jouèrent un si grand rôle, comme défenseurs ou comme destructeurs de l'Empire d Occident,

En effel, les tiges d'environ quatre-vingt-dix centimètres avec un petit harpon à quitre crocs à la pointe, ou bien avec une pyramide quadrangulaire, ce sont les angons sortis d'un si grand nombre de tombeaux francs, allemands, burgondes, snxons; les angons tels qu'ils sont décrits et dessinés dans vingt ouvrages d'arcbéologie, notamment par MM. Akerman dans l'Archasologia ' ; l'abl'é Cochet dans ses Se 'Ull lires gnulotsex, romaines, franques et normandes'; Buudot dans ses Sépultures de barbares de l'é.'oque mér'imngienne; Lindenschmit, dans les deux ouvrages précé<lemment cités, car M. Lindenschmit a fait se* conjectures sur le pilum sans dissimuler l'origine barbare ni la basse époque des angons qui lui servaient de types*.

Les fers de javelot à pointe conique sans dard, ils ont leurs représentants et au musée de Sigmaringen (provenance du cimetière de Steineck) *, et dans le Recueil de M. Baudot (provenance du cimetière de Chamayi '.

Les fers de javelot à pointe méplate, qui ont la figure d'un cœur, Il y en a eu la possession de M. Baudot, qui les a également publiés.

Quant aux longues tiges qui s'emmanchaient par le moyen d'une soie. SI l'on en n'a pas trouvé dans les sépultures barbares, du moins à ma connaissance, il suffit qu'elles se présentent dans un même dépôt avec les objets ordinaires de ces sépultures pour qu'on les rapporte aussi au même âge, et pour qu'on ait le droit d'affirmer, quand bien même elles seraient romaines, que ce n'est pas dans la main des légionnaires de la République qu'elles ont figuré. Non, mille fois non, aucun des traits rajustés et éprouvés par M. de ftelTye n'est de ceux qui furent employés le jour où succomba l'indépendance de la Gaule. Leur pi-osiénurilé résulte des travaux de l'Europe savante qui a classé et daté leurs analogues.

Api-ës en avoir fini avec les prétendus pi'um découverts à Alise,

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