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FOUILLES EN BRETAGNE

les menhirs ont eu une destination l'unéraire. M. de Caumont concluait de même, il y a trente ans, d'après le résultat du plus grand nombre des fouilles exécutées autour des menhirs tant en France qu'en Angleterre. Mais les menhirs ne pourraient-ils pas être aussi des monuments religieux que l'on inaugurait par un sacrifice, de sorte qu'il faudrait voir les vestiges de leur consécration dans les restes de foyers et de victimes qui se rencontrent à leur pied? J'émets celte hypoth^ sans y tenir autrement, maïs seulement pour faire comprendre qu'une pierre posée sur des débris humains n'est pas nécessairement un monument funèbre. Le fait incontestable allégué par M. de Caumont, confirmé par M. Fouquet, c'est qu'on trouve au pied des menhirs des vestiges de combustion et d'inhumation; ce n'est pas que les menhirs aient été plantés pour annoncer des sépultures.

Dans les explorations de noire savant correspondant, les objets manufacturés ne se sont pas présentés avec abondance. 11 a trouvé quatre fois des fragments de poterie, une fois un morceau de hache celtique, une fois un fer de cheval. Cette dernière découverte a cela de notable que c'était la seconde du même genre qui se présentait à H. Fouquet. A cause des discussions auxquelles l'origine de la ferrure des chevaux a donné lieu en ces derniers temps, il s'est arrêté à préciser toutes les circonstances qui empêchent de supposer que ce fer aurait été enterré postérieurement. Voilà donc une nouvelle preuve que les Gaulois ont connu l'usage du fer de cheval.

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RAPPORT

AU COMITÉ DES TUAVAUX HISTORIQUES

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