‹ Mélanges d'archéologie et d'histoireChapitre 60 sur 240 · I. 1° sûrie, 1. IX, i>. 2)6[auuiÉro de man · texte numérisé non relu

I. 1° sûrie, 1. IX, i>. 2)6[auuiÉro de man

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(96 - FOUILLES DU Lie t>V BOUKGET

Les couteaux recueillis dans les diverses stations sonl invariablement munis d'une douille dans laquelle entrait ua manche rond, comme ceux que j'ai mentionnéa ci-dessus.

Les hacheset pointes de lance se rapportent à des types déjà connus. Une pointe de flèche a la forme d'un dard surmontant une petite broche que l'on plantait dans le bois. Une palmette d'ornement en ronde bosse ferait le plus grand honneur aii ^oùt et à l'industrie des Gaulois, s'il n'y avait pas plus d'apparence que cette pièce est romaine.

Le travail du fer n'est représenté que par une pointe de lance, que l'on peut considérer comme celtique et par une lame de coutelas dont notre correspondant n'a pas su reconnaître l'origine. Elle est certainement ^rmanique. C'est un avertissement que tout ce qu'on trouve sur les stations lacustres n'est pas à porter au compte des Gaulois, et que des pièces d'époques bien différentes peuvent être amenées pêlemêle par la drague.

Je ne suis pas le seul à appeler sur ce point l'attention de M. I^but. Une communication qui nous est envoyée de Châlon-sur-SaAne par M. Chevricr abonde dans le même sens.

L'objet dont ce savant entretient le Comité est une mt^nifique dague quba été récemment retirée du lit de la Seille, un des affluents de la Saune. La lame esta un seul tranchant. Elle est surmontée d'une soie qui se termine par un lourd pommeau de fer, aplati et découpé sur son contour d'une engrèlure à sept dents. La soie est enfermée dans une poignée de bois, revêtue de feuilles de cuivre estampé. Le dessin li-ès élégant représente le motif si fréquent au xu" siècle d'une chimère dont la queue se prolonge par un enroulement de rinceaux. Sur l'une des faces du pommeau est incrusté un disque ^^ement de cuivre estampé. Il représente une figure équestre, identique à toutes celles qui décorent les sceaux de l'époque. Il y a autour la légende AVE MARIA GRACIA PLENA.

Cette belle pièce fait partie aujourd'hui du musée archéolc^que de CMlon. M. Chevrier la compare k un polgrnard que M. Rabut retira il y a trois ans de la station de Tresserve, et qu'il publia comme contemporain des autres objets péchés dans le lac ' .

La forme, la monture, les proportions des deux armes, sont absolument les mêmes. Il n'y a de différence que dans la décoration. Aussi M. Chevrier est-il parfaitement autorisé à corriger l'opinion de M. Rabut, et à conclure qu'il faut s'attendre à trouver de toQt dans les fouilles lacustres, même des objets du moyen ùi^.

I, ÀTcktohgie, pi. III.

Un sint^uliei- tube de Liunze, pèche dans le lac du Bourget, l'ut dans le courant de l'année dernière (1872) l'objel de deu:t communications successives de M. Laurent Rabut au Comité, Tout récemment le même correspondant nbus a envoyé le dessin de deux autres tubes semblables, provenant aussi du lac du Bourget, et qui ont été acquis pai' le musée d'Aix-les-Bains.

Ces tubes, qui ont de 12 à 14 centimètres et moins de 2 centimètrss de diamètre, sont tous les trois garnis à l'extéi'ieur de neuf petites anses dans chacune desquelles est passé un anneau.

Notre correspondant s'est livré à diverses conjeclures sur la desli-

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nation de cet objet. Il pourrait être, selon lui ou selon les personnes à qui il l'a montré, une enseig^ne de guerre, une garniture de fuseau, un ornement qui entrait dans les agrès d'un bateau ; mais aucune de ces hypothèses ne le satisfait, ni nous non plus. Mieux vaut mettre sous les yeux du public les figures dessinées par M. Rabut, et qui ont l'avantage de montrer les variétés d'un même type.

Deux de ces objets sont sortis de la station lacustre de Grèsine. Le plus considérable a été tiré des eaux de Châtillon. Le musée de Chamhéry en possède un quatrième dont nous n'avons pas le dessin. Il y a lieu de reproduire aussi une nouvelle forme de rasoir gaulois que M. Rabut pous a fait connaître d'après une pièce de sa collection. Ce rasoir est en bronie. La lame, qui figure à peu près un quadrant de cercle, surmonte une petite queue qui se termine par un annelet.

Enfin la publicité doit être donnée à un avertissement qui se trouvait dans la pre. mîëre teltredeM. Rabat, et dont voici les termes :

c Je suis heureux d'avoir l'occasion de revenir sur une précédente communication que j'ai faite au aitjet de deux vases de bronze lacustres. Je les ai eus entre les mains, et J'ai pu me convaincre que ces objets étaient faux et d'une fabrication toute moderne. L'un a été publié par M. Joceyn Costo; l'autre, vendu à un amateur de Genève, a été l'objet d'un procès qui a fait condamner le marchand à la restitution du prix exorbitant de cet objet.

€ Les pécheurs, qui n'ont pas cessé de faire le commerce des antiquités lacustre», ne se contentent plus de vendre ceux qu'ils prennent dans les palaflltes du lac du Boui^st ; ils en font fabriquer. C'est ainsi qu'ils ont vendu des vases, des assiettes de bronze, et des poignards dont la brisure elle-même portait l'empreinte du moule. » Avis aux amateurs et aux arcbéok^es.

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