LA QUESTION
DU
FERRAGE DES CHEVAl'X EN GAULE
nAPPOHT AU COMITÉ DES THAVAUX HISTORIQUES (Bévue d:s Sociétés savantes, 1873. - Bibliogr., n° tSP.)
La noie de M. Chevrier, correspondant à Chalon-sur-Saône, que la section d'archéolc^îe a renvoyée à mon examen, se rapporte à la question toujours controversée du feriapî des chevaux dans l'antiquité. Elle est accompagnée de dessins représentant huit de ces sabots de fer que l'on désigne sous le nom d'hipposandales, et deux lérs de cheval de la forme encore usilêe aujourd'hui.
Des dix pièces figurées, cinq seulement (quaire sabots et un ferj sont inédites. Notre correspondant a emprunté les autres à des publications récentes.
L'intention de M. Chevrier n'a pas été de faire une dissertation. 11 n'a voulu qu'une chose : mettre, par l'enlremise du Comité, à la disposition des personnes que cela intéresserait, des malériaux qu'il a recueillis et qu'il juge susceptibles de contribuer à l'éclaircissement d'une question obscure.
Comme cette question est de celles qui me préoccupent, que j'ai pris une part active au débat qu'elle suscita il y a quelques années, et qu'aujourd'hui j'ai par devers moi des preuves décisives en faveur de l'opinion que j'ai toujours soutenue, je profiterai de l'occasion qui m'est offerte de dire mon dernier mot, tout en faisant ressortir ce qu'il y a d'utile dans la communication de notre correspondant.
.\u sujet des ferrailles qu'on est convenu d'appeler hipposandales, M. Chevrier fait une distinction qui me semble de toute nécessité.
Tels de ces objets consistent en une semelle rendant assez exactement l'empreinte d'un pied de cheval, avec deux larges pinçons ou oreillons amortis en boucles qui se relèvent sur les cAtés, et na qiiar-
DigitizsdbyGOO'^le
lier également relevé pai- derrière; tandis que d'autres, beaucoup plus irréguliers de forme quant à la semelle, ont ordinairement deux oreillons de chaque côté et de plus deux crochets : l'un qui se projette en avant de la semelle, l'autre qui se dresse verticalement par derrière. Pour saisir la différence, on n'a qu'à jeter les yeuï sur les firmes ci-jointes, n"' 1 et 2.
M. Ghevrier ne tient pour hipposandales que les sabots de la première espèce.
FlR. f.
Il se réière aux pièces du même genre publiées dans le Traité de ta maréckalerie vélérinaire de M. Itey'. Il ne pouvait pas invoquer une meilleure autorité. Les exemples de M. Rey sont pen nombreux, mais bien choisis. Il y en a un surtout qui est dime valeur inestimable pour la science; cVst celui d'un sabot ayant fait partie d'une