iitoire de France, t. II, p. 25T
3. kmoiret de la Sociilé dtt antiquaini de France, t XXIX, p. 137.
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186 DU FERRAGE DES CHEVAl'X EN GAULE
Nous avons de plus la preuve indirecte que )es clievanx auxquels on mit deefers, ^ l'époque carolingiennne, n'en eurent qu'aux pieds de devant.
L'article 12, livre II, du Miroir taxon oblif^enit le ju^, en cas d'appel, de délier des commissaires à l'effet de conduire les parties devant la justice supérieure. Des fournitui'es étaient dues il ces commissaires, entre antres des fers pour « les pieds de devant dp leiiis chevaux'. »
Cette loi fui éciite en un temps où l'on feri-ait les chevaux des quatre pied.a. Pourquoi le fisc ne faisait-il les frais que de deux fers sur quatre? l']videmment parce qu'on n'avait ferré que les pieds de devant à l'époque où s'était établie la coutume, et, comme il s'agit des Saxons, la coutume ne peut pas être reculée plus loin que le IX» siècle.
U faut donc en venir â celte conclusion dernière, que malgré l'antiquité du ferrage, cette pratique ne prit d'extension, même dans les pays qui l'avaient vue naître, qu'à l'époque où son introduction dans les armées de l'empire grec est constatée par des textes, c'est-à-dire au \' siècle'.
1. ■ Cullibet eqiio quatuor inanipiiU latra dicm et noclem Frogentar, et fn interioribQB pedidus equi suETerrcatur. •• Le Jus féodale, qui est une retouche du Spéculum, dit [cap. 3f, art. IS) : ii Equi earum debent in noterioribas pedibus EuCTerrari, et non rétro. " (Dans Goldast, Colleetio eontuetudinum et legvm imperialim, t. I, part. 3.J
£. La question iet fera des dievaui gaatols continua à préoccnper J, Qutcherat et, k diverses reprifea, il eot l'occasion d'entretenir la Société des Antiquaires ou le Comité des travaux historiques de monuments de cette nature J'extrnit la note suivante d'un de ses rapporta au Comité en 1874. {Rev. de Soe. Sar.. Bibliogr., n» t61) s
• Nous avons reçu de M. Duscvel, membre non résident i Amiens, le desin d'an fer do cheval trouvé sur le bord do la Canche, dans le marais e Frévour, k 200 métrés environ de l'ancieune abba^^e de Cercnmp. Cette pl£e repotait A 5 métrés do profondenr, sur un pilotis qui paraît avoir servi le radier a une voie antique ayant Iravereé le marais. La découverte a eu IleU'ar suite des travaux exécutés par la conslruction du chemin de Ter de Bétbne a Doullens.
• Le fer de Cercamp est du genre de ceux que j'ai décrils dans mon lernler rapport sur le ferrage des chevaux. Il est ondulé, muni de crampon aux ^'ponges, percé de six trous fraisés, dans trois desquels étalent encore les >oa». Ceux-ci ont la tête arquée et la pointe bouclée. Laideur de la lame en'a tes (estons, 17 millimétrés; largeur totale du fer, 94 millimétrés; hauteur de Mie, lame comprixp, 103 millimètres. > (A. G.)
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UNE EPEE ftAlLOISE
TROUVER A SALON fALBK) RAPPORT AU COMITÉ IIES TRAVAUX HISTORIQUES
(fiei'Uf des Soeiéléi lavantes, 1874. - Bibh, n° 161.''
Une découverte vra'imenl digne de ce nom, parce qu'elle met la science en jwssession d'un objet ju!<qu'ici sans analogie, du moins en France, nous est Ri^nalt^" par M. Morei, percppteur ft Coiirtisols CMarne).
l'n particulier, tirant du sable dans la commune de Salon (Aube), a trouvé, h la profondeur de 30 centimètres, une épée gauloise placée à ciité d'un squelette. Cette épée appartient à la classe des épées do fer. Comme toutes les armes de la mômo e.'<pèce, elle avait un fouri"e*u de fer mince dont on n'a rien pu consen'er à cause de son étal de destruction. La longueur totale, lame et poignée, est de -fô centimètres ; elle est moindre par conséquent que celle des autres épées •lefcr; mais ce qui distingue celle-ci toute particulièrement, c'est ■jiie sa poignée est en bronze ou du moins en fer recouvert d'une enraloppe de bronze. De plus, cette partie est figurée en façon d'un iiamme qui lève les bras el écarte les jambes. La tète el les bras proihiisent un pommeau accompagné de deux antennes. La tige de la poignée est fournie par le buste, les jambes forment la garde, qui est rabattue sur la lame à la mode gauloise. Au lieu de piedR et de mains, les membres ont pour extrémités des boutons.
Ce qui fait l'intérêt de cette pièce, c'est la repi'éscnlation de Li figure humaine comme motif d'ornement. L'art celtique est d'une pauvreté excessive du côté de l'imagerie. C'est au point que l'on a pu i-roireque, pour qu'une race aussi industrieuse que les Gaulois nient laissé si peu de monuments figurés, il fallait qu'ils s'en abstinssent par principe. En effet, si l'on excepte les types monétaires auxquels
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rent bon de contrefaire les K. que quelques figurines en terre cuile trouvées dans les stations lacus- Ires et les sculptures de Ynppidum d'Entremont, conser\ées aujourd'hui an musée d'Aix -en-Provence.
Si la section se rappelle les dessins des figurines retii-ées du lac du Bourget, qui ont été mis sons ses yeux il y a quelfjues années, elle m'approuvera de les qualifier d'ouvrages d'enfants, car l'enfanl le moins adroit, s'essayant ii modeler avec de l'argile ou avec de la cire, ferait aussi bien que cela. Quant aux sculptures d'Entremont, ce sont des bas-reliefs qui représentent un cavalier et des masques, images probablesdes têtes coupées que les Gaulois ont conservées comme trophée» dans leurs demeures, au témoignage de Diodore de Sicile. Le travail de ces masques, tout barbare qu'il est, ne laisse pas d'être traité avec arquable un style qui le lé. Les traits du visage >ridés, les cheveux lires
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UNE tPtZ GAULOISE 189
dutroDt sur le derrière de la Ute. Or, ces caractères son) justement caii du personnage qui surmonte l'épée de Salon. 1) nous est donné à présent d'entrevoir que les procédés pour représenter lu figure
furent les mêmes dans toute la Gaule.
Nous donnons la gravure d'un dessin dont M. Morel a accompagné
son intéressante communication.
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AU COMITÉ DES TKAVAUX lllSTOUlOtES DIVÈHSES COMMUNICATIONS .MANUSCHITES UE M. COUHNAULT
{RevM tlet SoeiiUt savanlei, ISTi. — Bibliogr., ii' 1«2.]
J'éprauve Utujoui-s le inèiiie i-Uifret lorsque je rend» coinplo des envois de M. Coutnautt : c'e^t que le Comité ne puisse pas nieltre sous les yeux des lecteurs de la Revue les dessins dont cet habile artiste, notre correspondant-modèle, accompa^Tie ses commutiications. Ce sont presque loujoucs des dessius à l'aquarelle et de la grandeur des objets. Pour les publier, il ne faudrait rien moins que des planches exécutées en lithochi'oniie dans le format d'atlas. C'est dire qwe nous sommes obligés de les tenir serrés dans nos arcbivog, ou de n'en donner qu'un faible aperçu par quelques gravures réduites. Espérons qu'un jour viendra, par la suite des temps, où ils pourront être publiés dans leur dimension et avec tout Féclat de leurs couleurs. L'ouvrage où ils seront réunis aura pour l'étude la valeur d'un musée.
En classant dans l'ordre chronologique les objets sur lesquels M. Cournault appelle l'attention du Comité, je trouve en premier lieu des ornements g;auluis en or dont s'est enrichi depuis peu le musée de Colmar. Ils ont été fournis pai' un complément de fouille exécuté dans un fumulus de la forêt d'Ënsisheim (Alsace) qu'avait déjà exploré feu M. de Ring. J'ai résumé, il y a déjà longtemps, les l'ésultata de' la campagne de M. de Ring dans la forêt d'Ënsisheim, d'après le fiulletin de la Société jKiur la conservation des monuments de l'Alsace'. La moisson d'antiquités gauloises avait été si abondante, et l'explorateur avait une si grande habitude des fouilles, qu'on devait
). /têtue dei Soniéléi lavmles, S« eèrle, t.\ll, 1863, p. 319. Voyei pluiitiaul p. BD et Buiv.
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AN'llQUlTÉS UAULOISIfS 191
cmire qu'il ne i-estaît plus rien à trouver après lui. Mais voilà cpie l'adiDiaistrateur actuel de la forêt s'avise de creuser le fond des tu* mulus retournés il y a quinze ans, et dans l'un se rencontre une poche abusée en terre qui contenait un diadème et un biacelet d'or, Icsdeui pièces estimées, valeur métallique, à la somme de 1,700 fr. Avis aufouilleurs de tumulus. Il y a de ces sépultures qui recèlent dus objets enfouis dans le sol sur lequel elles ont été établies. Cela avait été déjà dit, mais jamais pareille découverte n'avait recommandé ces cachettes aux investigations des ai'chéolojjOies.
Le diadème consiste en une lame d'or « plus épaisse qu'une pièce de vinçt francs, » dit M. Cournault. Il semble avoir été coulé dans sa forme circulaire, attendu qu'on n'aperçoit sur tout son pourtour aucune trace de soudure. Avant d'être enfoui, il a été déformé au moyen d'une pince dont la morsure est visible en plus de vingt endroits.
La laideur de U lame est de 4 centimètres. Dans le milieu court un ornement en relief, d'une finesse extrême. Il est composé comme il suit ; l» un rang de perles; 2° un listel; S" un rang de feuilles semblables à celles du lotus ; 4° un listel; 5° un ran<r de couples de [Kiies encadrées d'un cartouche^ 6" un listel; T un entrelac produit parla course inverse de deuxtigettes; 8° un listel; 9° en dernier lieu, UD nouveau rang de perles précédé d'un bandeau lisse. Le tout est disposé parallèlement.
M. Cournault a ajouté sur son dessin, comme terme de comparaison, une petite plaque d'or du musée de Berne, découverte aux environs de cette ville, et qui présente un ornement analogue, dans la composition duquel entre, de plus, une course de méandres. C'est l'occasion pour lui de faire ressoitir la ressemblance de ces dessins avec ceux qui décorent un grand nombre de bijoux étrusques,
Le bracelet est d'un travail plus simple. C'est une verge d'oi- masuif avec une ouverture. Le bout de l'une des branches es^t creux, et le creux traversé par une goupille. Cinq boutons, deux ^ws et trois petits, sont relevés sur la verge à l'endroit de l'ouverture.
L'empereur Guillaume a fait don au musée de Golmar de ces bijoux qui revenaient au domaine de la Couronne, d'après les lois allemandes.
Ilne seconde feuille de dessins de M. Couriiault leprésente des objets en bronze du Musée lorrain, rapprochés de pièces analogues que notre correspondant a copiées au musée de Zurich. C'est un assortiment de grosses et massives épingles gauloises, dont les têtes ont jusqu'à 32 et 33 millimètres de diamètre. Les longueurs sont
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très diverses. Telle n'a que 8 centimètres et telle autre près de 40. A ces objets s'ajoute un singulier anneau trouvé à Frouard (Meurtlieet-Moselte). Il a 95 millimètres de diamètre. Il est denté à l'exliïrieur et surmonté d'une courte queue qui se terminait par une belière. M. Couniault y voit une pendeloque provenant d'un harnais de cheval,
11 y a dans le département de la Meuse uu village du nom de Boviulles, situéaupied d'une coltine environnée d'immenses terrassements, qu'on appelle Châlé. Les deux localités out été dét^rites dan^ le Dictionnaire archéologique de la Gaule. Elles ont cela de commun qu'elles paraissent avoir été, l'une à l'époque celtique, l'autre à lépoque romaine, le centre d'une fabrication active de menus objets de bronze. On ne cesse de trouver sur Cbàté des rouelles gauloises, et à BovioUes des clous d'une forme singulici-e, dont j'ai entretenu le Comité au sujet d'une communication qui lui fut faite il y a dix ans'. A Châté on récolte aussi en abondance des monnaies au nom de MATVOIINOSt qu'on appelle maceltes dans le pays.
M. Coumault s'étant rendu l'année dernière à Bo viol les, poui' le compte de la Commission de la carte des Gaules, a exploré le plateau de Chàté. II a recueilli de la twuche des paysans qu'à l'occasion de grandes guerres qui avaient eu ce lieu jwur Ihéiltre, des trésors y avaient été cachés et qu'X y en avait en terre pour plusieurs millions. Il n'en a rapporté qu'une monnaie d'or gauloise d'un type connu, quelques bronzes à peu près frustes et plusieurs rouelles dont il nous envoie le dessin. Son voyage lui a servi d'ailleurs à relever une eiTeur du Oiclionnaire archéologique de la Gaule. Les auteurs de ce l'ecueil, trompés par une hypothèse qui n'a pas d'autre fondement que l'amour du clocher, ont admis que Châté était le Castrum JVasiimt mentionné par Krédégaire. Mais un castrum mérovingien était une ville entourée de murailles, et Naix, à trois kilomètres de Boviolles, joint cette condition à la ressemblance du nom ; on ne peut contester l'identité du Nasium de Frédégaire avec Naix.
M. Cournault n'a pas manqué de pousser son chemin Jusqu'à Naix. Dans cette localité, il a visité les décombres d'une vaste salle mise à découvert par les travaux d'un embranchement d'un chemin de fer de l'Est sur Gondrecourt; il a mesuré des murs qui s'élevaient encore à la hauteur -de l'°,60 au-dessus du pavement et qui étaien couverts d'un enduit peint eu rouge; il a vu des pierres de taille entassées en désordre, des tronçons de colonnes, des briques, des