BULLETIN DE L'ACADÉMIE DELPHINALE
(t. ut m u 3* ttam, àtwii 187S, anniOBu 4879.)
ANTIQUITÉS PHÉUISTORIQDZa
[Bnue dtt SoeitUi tavaiUti, 1S8I. — Bibliogr., n» IW.)
L'atTùndiuement de Monlélmar avant rkùloire, tel est le mre un peu ambitieux d'un morceau en forme de discours, composé par M. Florian Vallentin pour sa réception & l'Académie delphinale. Ce travail n'est, à proprement parler, qu'un exposé de la doctrine professée aujourd'hui en matière d'antiquités préhistoriques, La plus grande partie des faits allégués sont ceux que l'on trouve dans les écrits de MH. Chantre et Cartailhac. L'appropriation du sujet à l'arrondissemenl de Montélimar ne consiste que dans l'énumération d'instruments de pierre qui appartiennent à des curieux du pays, et dans Tindication du lieu de Clansayes comme gisement principal de cette sorte d'objets. Évidemment l'exploration de la contrée au point de vue où s'est placé M. Vallentin n'a pas encore été faite. Il le reconnaît luimême, et le but de son discours paraît être d'exciter ses nouveaux confrères à. ce genre de recherches. Il voudrait être en mesure de leur présenter bientôt l'inventaire de tout ce que le Dauphiné a conservé de vestiges des anciens âges. Ce dessein n'a rien que de louable, i condition toutefois qu'il ne détournera pas M. Vallentin de l'antiquité romaine, dont l'étude est plus féconde, et qui lui a fourni déjà l'occasion de se distinguer. Nous lui recommanderons aussi, lorsqu'il voudra invoquer la tradition, de taire appel à toute sa critique afin d'éviter le danger que l'on court presque toujours en pareil cas, qui est de prendre pour un écho de l'antiquité un propos qui aura été mis en circulation depuis très peu d'années. Ainsi, par exemple, lorsque les habitants de Clansayes ont raconté à M. Vallentin qu'autour de la Piem Pertut qu'on voit sur leur territoire, les peuplades du voisinage fai-
DigitizsdbyGOO'^le
ANTtûVlTÉS PRtiHlSTORIQUfCS SOS
saienf ancieammeat leurs assemblées et que les druides y officiaient, ils u'ont fait que répéter une chose sortie, il y a un demi-siècle tout an plus, de Tioiagination d'un membre ou d'un adepte de l'Académie cfllique. De semblables explications ne sont pas choses à recueillir pour le profit de la science.
DigitizsdbyGOO'^le
AU COMITÉ DES TRAVAUX HISTORIQUES MEMOIRES DE LA SOCIÉTÉ D-ÊMCLATION DE MONTBÉLIARD
(3< ttMt, T. Il ((" PARTJE), HOKTBftUABD, 1ST8.) ANTIQUITÉS PRÉIIISTORIQCES
(Revue det Soeitté» tavantei, ISSt. — Bibliogr., d* 181.)
Une notice sur les antiquités préhistoriques des pays de Montbéliard et de Belfort, par M. TuefTerd, occupe ta moitié du fascicule.
Les résultats apportés par l'auteur ne répondent pas à la peine que ses recherches lui ont coulée. Il a gravi des hauteurs d'un accès dif-' flcile pour en prendre les mesures et en dresser le plan; il a parcouru les villages pour en tirer de la bouche des habitants des informations sans précision ni portée ; il a fait des fouilles et trouvé des instruments de pierre, des os humains, des débris d'animaux. Cela prouve que dans ce pays, comme dans toutes les autres parlies de la France, et l'on peut dire de l'Europe, les hommes primitifs se postèrent sur les lieux hauts, qu'ils eurent partout le même outillag:e, et qu'il n'est resté d'eux aucun souvenir dans la mémoire des générations actuelles.
Là où il existe des retranchements annon^^ant le travail de l'homme, les fouilles de M. Tuefferd ne lui ont rien procuré d'où il pût inférer la date de ces ouvrages, La rencontre de débris appartenant à des époques différentes lui a seulement permis de conclure que le même Heu avait servi de refuge à plusieurs reprises. Il en est partout ainsi, et il commence à y avoir bien de l'apparence que l'étude du préhistorique n'en apprendra jamais davantage. C'est un motif pour que le Comité engage les sociétés qui correspondent avec lui à raison des travaux historiques ù porter leurs recherches sur dps sujets d'où l'histoire puisse espérer de tirer plus de profit.
DigitizsdbyGOO'^le
ANTIQUITES ROMAINES
ET