‹ Mélanges d'archéologie et d'histoireChapitre 76 sur 240 · Lebeuf, Histoire du diocite d» Paris, t. XII, p · texte numérisé non relu

Lebeuf, Histoire du diocite d» Paris, t. XII, p

2. Vo;. la dissertatioD de H. do la VUlegille lar les inudellea, Mimoires de la Société dea antiquaire) de France, t. XIV, p. lU.

DigitizsdbyGOO'^le

ENTSG LABIÉXUS ET LES PARISIENS 225

devait s'écrire Athies, se disait en latin Athegix ou AUegise, mot punique laUnisé et fort répandu à la décadence lequel signifie quelque chose comme c les huttes '. » Le prolong^ement d'Athis s'appelle Mons, Monlet; au bas d'Athis il y a Chaiges, Caveœ. Ainsi, toute cette partie de la c6te a été dénommée seulement à l'époque romaine, mais cela n'empêcherait pas qu'il y eût eiisté primitivement une ville celtique dont le nom se serait perdu.

11 est temps de me résumer sur la position des deux armées et sur les mouvemenBi qui précédèrent ta bataille.

1° Le camp romain était à Créteil, l'armée gauloise sur les deux rives de la Seine vers l'emplacement actuel du pont d'Austerlitz avec UQ avant-poste à Choisy.

^ Labiénus, prenant l'initiative, fit mine de forcer la rive gauche par trois points difTér'ents, entre Ivry et Athis, bien qu'il ne dirigeât de tentative sérieuse que sur le point le plus bas.

^ Camulogëne, calculant judicieusement les chances des trois attaques, porta ses gros bataillons contre la plus rapprochée, laissant au poste de Choisy et à un détachement envoyé vers Athis le soin de contenir les deuii autres.

Tout ce que j'ai touché jusqu'ici du texte des Commentaires se prête à ces conclusions sans être forcé le moins du monde. Je dois avouer qu'il reste un passa^ dont on pourrait faire usage contre moi. Cest celui où César exprime sous l'empire de quelles pensées Labiénus arrêta son plan de bataille. « Il ne songeait plus, dit-il, à gagner du terrain ni à prendre l'offensive ; mais seulement à ramener son armée saine et sauve, jusqu'à Agendicum. it Or, au contraire de cela, je le montre se portant contre l'ennemi, exposant le plus fort de son armée aux chances d'une bataille, abandonnant une live dont il était le maître pour en aller chercher une autre oii tous les empêchements s'offraient à lui.

Il y a là contradiction marquée mais c'est une contradiction qui existe également dans l'autre système. Car Labiénus étant supposé avoir son camp devant Lutèce, s'il ne songe qu'à retourner à Agendicum, pourquoi, au lieu de s'enfoncer encore dans le p^ys ennemi, ne tente-t-il pas la retraite par un point moins exposé de la rive droite dont il est le maître jusqu'à Melun?

S'il ne veut pas attaquer les Gaulois, pourquoi cherche-t-il à diviser leurs forces par une feinte, et pourquoi rompt-il leur ligne de défense ?

Ici, évidemment, la difficulté tient à ce qu'il y a quelque chose de

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