LE CAMP ROMAIN DE DALHEIH
qu'ils en avaient élé chassés temporairement entre les années 312 et 317.
Les nouvelles fouilles ont contlrmé pleinement le fait d'une première destruction, par le grand nomhre de fondations qu'on a trouvées où avaient été employés comme matériaux des débris de monuments plus anciens. On a pu paiement acquérir la conviction qu'une seconde destruction, dont l'étaltlissement ne se releva plus, fut consommée du temps de Valentinien III : cela résulte de l'absence de toute monnaie postérieure à cet empereur ; et teut le monde acquiescera aux conclusions de la Société archéologique du Luxembourg, lorsqu'elle déduit de cette circonstance que le camp de Dalheim a péri sous les coups d'Attila.
La direction d'une centaine de murs de fondation a été reconnue et relevée sur un plan qui accompagne le deuxième rapport. En fait de ruines qu'il soit permis de rapporter au camp proprement dit, on signale un énorme massif qui parait avoir été la luise d'une pyramide, et un tronçon de rempart. Les autres lignes de pierres seraient les décombres de logis intérieurs ou d'habitations établies hors du camp.
Environ 6,000 monnaies romaines d'argent et de bronze présentent 912 types différents, La série des impériales y figure presque au complet jusqu'à la limite précédemment indiquée, c'est-à-dire jusqu'à Valentinien IlL Les consulaires sont en petit nomlire et toutes des dernières années de la république. Il faut joindre à ce contingent trois bronzes gaulois anépigraphes et très frustes.
Une hache en silex est, avec ces trois pièces, le seul objet de l'époque celtique qu'on ait recueilli. Ceux de l'époque romaine sont innombrables. Ce sont des fibules de bronze de toutes les formes, quelquesunes émaillées, des boutons d'attache, des bugues d'or et de bronze, des boucles d'oreilles, des cuillers en bronze et en ai^-^ent, des statuettes en bronze et en terre cuite, des balances romaines, des clef:-, des outils de tailleur de pierre, de charpentier et de potier de terre, des débris d'armes, des fers de chevaux, de ces saboLs de fer qu'on est convenu d'appeler hipposandales ', des perles en terre cuite, des fragments de verre, des tessons ou pièces entières de poterie de tentes les qualités, rouge, noire, jaune, grise, unie ou chargée d'omemâDls.
1. Lie texte imprimé dans la Rmue des Sociétés tavantet porte : <t de ce prétendues liîppoaaDdales qui eont bien plutôt des étricrs de barbares » J. QulcIicriLt avait de sa malu corrigé celte pbraae sur son exdiupluire ; 1 texte que nous publioiis uet couronne ù cette correction. A. ti.
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LE CA»P ROMA.Pi DE DALBEIM 245
L'épigraphie a'est représentée que par des fi^ments d'inscriptions très mutilés, par un cachet d'oculiste et par les marques de fabrique qui sont sur un certain nombre de vases. Deux mots moulés en relief et à l'envers sur la panse d'une grande jatte nous semblent devoir être lus autrement que l'a fait le judicieux rapporteur des fouilles. Il a cru distinguer ALPINI EORVM> et, sur ce fondement, il a émis l'opinion que le vase auntit appartenu à l'une des cohortes alpines. Nous proposons à la place de ALPlNl EORUM, ALPINI FORM, car le second mot ne se compose que de quatre lettres et l'initiale n'a pas de traverse par en bas. C'est, selon nous, «ne simple marque de fabrique. Quinze planches très soigneusement gravées représentent les principaux objets mentionnés dans les rapports; sur la dernière est l'image d'un monument commémoralif qui doit être élevé sur le lieu des fouilles aux frais de l'administration des travaux publics. 11 y a, de plus, le plan ci-dessus mentionné, des substructions qui ont été mises A découvert, et une carte topographique des environs de Dalheim.
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