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AU COMITÉ DES TRAVAUX HISTORIQUES DIVERSES COMMUNICATIONS

PUITS FUNÉflUnU DB QOUROÉ (dEUX-BÈVHKS). — CLOUTERIE ROHAIHI

DE B0VIOLLE8 (HBUSB).

(Reuue de» Sociétés lavantu, l86ï. — Bibl., n" 133.)

ï*- Ar^iault anDonce la découverie d'un groupe de puits ftuiéraites sut la commune de Gourgé, arrondissement de Parthenay (Deux-Sè-vres). Ils sont sur la côte du Thouet, dans un terrain qui longe le demin Saint-Bilaire, ancienne voie romaine de Poitiers à Nantes.

Six de ces sépultures ont été fouillées, l'une par des paysans qui furent l^s auteurs de la découverte, les cinq autres par la Société de sUtistiq^jç ^eg Deux-Sèvres. Je suis obligé de dire que c'est fa fouille exécuta par les paysans qui a été la mieux conduite.

^**'t hommes de la campagne en remuant la terre rencontrent une pierre assez large sous laquelle d'autres pierres étaient placées avec Ordre Ils défont cette première couche, puis une autre, et bientôt s'aperçoiygnt qu'ils ont affaire à un puits creusé dans la roche tendre. ^ P'ïits a été comblé avec un soin particulier, car les couches alter- "*"** «"ègulières avec des couches de terre. L'idée d'un trésor enfoui '*P*^èsente à leur esprit. Arrêtés parl'eau àenviron quatre mètres de profoïj^jgm.^ ils quittent l'ouvrage se promettant de le reprendre à ■^'T^ère.gaiaon, parce que c'est le temps où les puits sont ordinairement ^ ggp dtms le pays. En effet, au mois de septembre suivant, il I ^st possible de recommencer à fouiller, lis traversent encore ^ ^^'exirs couches successives de terre et de pierres, après quoi se "'"'^t»»^ un moidin à bras avec ses deux meules, l'une en pierre vol- '^'**<ï\ie l'autre en grès. Ils parviennent ensuite à un lit de tuiles ^J^Us^g^ ja^g un état parfait de conservation placées avec beaucoup ""'«iï-e'ies unes sur les autr««. Enfin sous les tuiles gisaient vingt

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274 PUITS FONÉRAIAES DE GOURGË

vases, tous intacts. Plusieurs étaient remplis d'une matière qui s'était durcie comme du mortier, de sorte que nos hommes les cassèrent pour voir si l'or qu'ils cherchaient n'était pas caché dans celle pâte. Neuf pièces qui ont échappé à ce massacre sont conservées aujourd'hui au musée de Niort. Il y a dans le nombre deui: urnes, un pot à trois anses, et quatre petits vases à goulot. Sur chacun de ces derniers, est un mot écrit à la pointe. La figuration donnée par H. Àrnauld permet de lire les quatre mots : GLIM, GEMS, SEM< EZVINVS.

La totalité de la profondeur du puits était de 7"" ,55, son diamètre de 1",^ à l'orifice et de i mètre seulement au fond.

Les autres puits, vidés, comme je l'ai dit plus haut, aux frais de la Société niortaise, variaient pour la profondeur entre 5 et 7 mètres. L'un d'eux, au dire de M. Arnauld, n'a fourni absolument rien : ce qui me fait craindre qu'on n'ait pas bien regardé. Je résume à l'égard des quatre autres, qui oui donné quelque chose, les indications du rapport.

On a trouvé dans l'un un vase entier et d'autres vases en morceaux; dans un autre, une quantité considérable d'os d'animaus:, un lit de pierres debout entremêlées de tuiles plates el de briques romaines, six vases en terre dont l'un avait été enfermé dans une caisse de bois; dans un troisième, encore des ossements d'animaux, un bois de cerf, des débris de pots, un vase de lerre entier, et vingt-cinq poids de lerre, chacun avec sa marque, formaDt une couche symétriquement rangée, enfin dans te dernier, une meale, des débris de bois et de vases en verre, et six médailles en bronze sans ùUérêt. .

J'emprunte ces deux derniers mots à l'auteur de la communication, et je les souligne, en l'adjurant de les rayer de son vocahiUaire. Il n'y a rien qui n'ait son inlérét dans une fouille; mais les monnaies sont par-dessus tout de précieux documents, elles qui disenl toujours de quel temps elles sont, el souvent de quel temps sont les objets avec lesqueb elles se rencontrent. Les pièces dédaignées par la Société de Niort donnaient tout bonnement la date du cimetière de Gourgé.

Je lis avec non moins de regret le compte rendu tout à fait écourlé de travaux suLséquents qui ont été jugés aussi sans intérêt, parce qu'ils n'ont fourni que des briques, des tèta de poterie, un vase rouge entier, une clef et un de ces sifflets auxquels on applique impropi'cment le nom de flûte. La pauvreté de ce butin ne fait pas que le lieu d'oii il est sorti n'eût été digne de toute l'attention des

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CLOUTtHtE ROMAINE DE BOVIOLLGS 27^

chercheurs. Autant qu'il est permis de l'inférer des termes du rapport, ou avait trouvé une sorte de catacombe. Des couloirs qui circulaient autour d'une pièce plus grande étaient remplis de cendre, et dans cette cendre abondaient les charbons, les clous, les ossemenU de toute sorte. Que n'a-t-on recueilli ces os? Que n'a-t-on relevé le plan de cette nécropole, et cherché le rapport qu'elle pouvait avoir avec les puits environnants? En faisant cela, on constatait scientifiquement un fait qui, k ma connaissance n'a pas encore ûlé consigné. Que cela soit une leçon pour la société de Niort, et que cette studieuse compagnie se détasse du préjugé que l'intérêt des fouilles est en raison des objets de pris qu'on en retire.

Une communication de M. Oudet, correspondant à Bar-le-Duc, a pour objet des clous romains, qui paraissent avoir été fabriqués à BovioUea près de Nais, car on ne peut pas remuer le sol en cet endroit sans en trouver des masses. M. Oudet a envoyé au Comité plusieurs Échantillons, les uns ramassés à Boviolles même, les autres provenant d'un dépôt qui fut déterré à Bar-le-Duc en 1843. L'identité de fabrication est évidente. Ce sont de ces clous qu'on appelle pointes et qui servent à fixer les grosses étoffes dont on recouvre le bois. Ils ont de 20 à 25 millimètres de long; leur tête est en pyramide à six . ou huit pans, et il y a à la base de la pyramide des pois en relief, dont l'effet était de mordre sur l'étoffe. D'après oet indice, M. Oudet juge, non sans apparence de raison, que l'usage de ces clous était spécialement de clouer le cuir, comme par exemple le cuir dont on recouvrait les boucliers.

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RAPPORT

AU COMITÉ DES TRAVAUX HISTORIQUES MÉMOIRES DE LA SOCIÉTÉ ACADÉMIQUE DE MAINE-ET-LOIRE

T. XIII R XIT, AMnis 1863 RUirtSB ROMAINES AUX PROTBNCHÉRIS, PBK8 CRAO.V

(Heeut de* Sociiléi tavanla, ISâS. - Bibliogr., u* 131.]

L'unique mémoire d'archéologie contenu dans ces deux volumes, ou plutôt dans ce volume en deux tomes, concerne les mines d'un édifice romain découvert déjà depuis plusieurs années aux Provendières, près de Craon. MM. de Bodard et Pommerais ont exécuté sur ce point une fouille intelligente, dont le premier de ces savants a consigne les résultats.

11 s'agit encore d'un de ces édifices à plusieurs enceintes concâi' triques qui paraissent avoir été des temples. Au& Provenchéres, c'était d'abord une aire carrée environnée de murs contre lesquels les espUcalions données parH. de Bodard me font penser que des portiques étaient établis. Au milieu du carré se trouvait une première rotonde del!",50, de rayon, et intérieurement, à une distance de 2",97, une autre rotonde. Je ne serais pas éloigné de croire, d'après l'extrême épaisseur des deux murs en tour ronde, i",60 d'une part et l',40 de l'autre, que l'édifice était voûté.

Les choses dignes de remarque qui ont été observées ou recueillies sont :

1* Des briques dont un cordon a été employé comme première assise de l'une des rotondes au-dessus de la fondation. Au lieu d'être carrées, selon la façon ordinaire des briques antiques, eUes sont oblongues, portant 36 centimètres sur un cdté, et 28 seulement sur l'autre. Leur épaisseur est de 4 centimètres ;

y Des morceaux d'enduit recouverts de fine peinture d'ornement, sur plusieurs desquels existent des noms tracés k la pointe. Une

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BUraES ROMAINES ADX PROVESCHÈRES 277

planche jointe au mémoire donne le fac-similé de onze de ces noms. L'écriture ressemble assez à celle des graffili de Pompei. Plusîeui^ des lectures.de M. de Bodard sont si^ettes à contestations. Je n'osenùs m'associer qu'à celles d'où résultent les noms suivants : Amiama; Arilus, Nwci, Vuliduclus, Unllonis, et je propose les noms Procului Âdonm'si, Fabiula, à la place de ceuxi}ui sont lus Crowua, AdonilH, Sabita.

Sur l'un des fragments a été tracé, non pas un nom, mais le dessin, comme un enfant aurait pu le faire, d'un cerf mené en laisse par un homme. ,

Deux bronzes d'Antonïn le Pieux et de Claude le Gothique sont sortis de terre à quelques mètres de la rotonde. C'est à l'époque indiquée par la première de cea pièces, c'est-à-dire au milieu du ii° siècle de notre ère, que me semblent devoir être rapportés la plupart des noms inscrits sur les murs des Frovenchëres.

MM. de Bodard et Pommerais ont eu l'attention de porter tout ce qu'ils ont découvert de ce genre au musée de Craon, ce dont il faut les louer, et louer en même temps la ville de Craon, puisqu'elle a eu le bon ^rit d'ouvrir un lieu où peuvent être déposées les antiquités qui se trouvent sur son territoire.

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RAPPORT

AU COMITÉ DES TRAVAUX HISTORIQUES

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