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FOUILLES DE SAAR-VHIOH

avoir servi de base à une enclume. A cAté reposait un marteau à deux tètes, des clous, des morceaux de métal . Plus loin on découvrit une fournaise et une masse de débris de creusets.

La destruction de cet établissement doit remonter à la fin An IV* siècle, car la série des monnaies recueillies s'arrête k l'empa^ur Gratien,

D'autres ruines romaines ont été mises à découvert sur le Schimmelrain, colline voisine d'Hartmannwiller (Haul-Rhin). C'est M. de Ring qui dirigeait les recherches. On a d^agé le soubassement d'un portait élégant, par lequel on s'engageait dans un corridor donnant entrée à plusieurs chambres. Le Bulletin donne des échantillons coloriés en lithochromie de ta peinture qui décorait ces chambres ; on ; voit aussi le dessin d'un aigle en marbre très mutilé qui a été ramassé parmi les décombres.

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DÉCOUVERTES ARCHEOLOGIQUES

EN SAVOIE ET EN FRANCHE-COMTÉ [BuUetùt dt la SoeiéU dtt antiquaires de Franet, 186S. - Blbliogr. d* S!4.)

H. Quicheral entretienl la Société de pluiieura découveries d'antiquités accomplies par lui ou soua ses yeux, pendant ud voya^ ((u'il vient de faire dans l'est de la France.

A Saint-Gervais (Haute-Savoie) il a reconnu l'emplacement d'un oppidum ou caalellum dans un bois de sapins qui couronne l'un des escarpements de la gorge où est situé l'établissement des batns. Le lieu s'appelle ffoù dei Amerans. Il finit par un promontoire qui s'avance sur la vallée de Sallanches. Son ancienne destination est indiquée par divers empierrements, dont l'un constitue un épais rempart au-dessus de la gorge de Saint-Gervais. De nombreux tumulus sont groupés, soit le long de ce mur, soit à proximité de divers mûigers disséminés dans l'enceinte, lesquels ne sont pas autre chose que des blocs erratiques entre lesquels de la pierraille a été accumulée de main d'homme. On remarque aussi au milieu de ces vestiges une mardelle du travail le plus relier. C'est un entonnoir de quarante mètres de diamètre sur douze de profondeur. Il passe dans le pays pour avoir été un étanp qui se serait tout à coup desséché ; et l'on ajoute que, par suite de cet événement, les gens d'un village, qui était établi autour de l'étang, furent obligés de se transporter ailleurs. La tradition est fausse assurément, car la mardelle est creusée dans un terrain de moraine on ne peut plus perméable. Il est impossible que l'eau y ait jamais séjourné.

Vi3-à-vis du lieu dont il vient d'être question, de l'autre côté de la vallée de Sallanches, apparaît sur les premières pentes d'une haute montagne le village de Passy. Là sont deux inscriptions romaines

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bien connues des savants savoisiens. M. Quicherat les a copiées de nouveau, afin qu'il y ait trace d'elles dans les publications de la Société. Elles sont gravées en magnifiques capitales, sur des cippes qui ont été employés comme plinthes au pied de la tour de l'élise. Cette tour est appliquée contre la façade du monument ; sa construction est du XI* siècle.

Inscription de droite, sur un cippe de l^^ld de haut et 0~,75 de large.

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