‹ Mélanges d'archéologie orientaleChapitre 23 sur 42 · ET L’ALPHABET HÉBRAÏQUE. U · texte numérisé non relu

ET L’ALPHABET HÉBRAÏQUE. U

dont nous avons donné la figure ci-dessus, planche VI, n a 3 à 27. Nous ne connaissons pas de monuments araméens plus anciens; leur date est donnée par le style des gravures, qui est tout à fait assyrien; l’un d’eux, le n° a6, a été trouvé à Khorsabad, sous un taureau ailé du roi Sargon ; il a donc été gravé au plus tard à la fin du huitième siècle. En regard de cette colonne, j’ai placé l’alphabet phénicien le plus ancien que je connaisse, tiré des lions de bronze de Ninive et des pierres gravées décrites ci-dessus à la planche V. On voit qu’ils sont identiques. Quelques lettres araméennes sont mises entre parenthèses, parce qu’elles ne se trouvent pas dans les mots gravés sur les cachets parvenus jusqu’à nous; mais, par analogie, on peut, sans crainte de se tromper, les considérer comme semblables aux lettres phéniciennes correspondantes. Depuis que le tableau a été lithographié, des preuves directes sont venues confirmer cette opinion; j’ai pu étudier au British Muséum les lions de bronze et les tablettes de terre cuite bilingues, provenant de Ninive, qui ont été publiées par M. Rawlinson ( Journ . Royal Asiat. Society, 1864, I, p. 187); j’ai acquis la conviction que la plupart des légendes sont araméennes, aussi bien celles des lions que celles des tablettes ; les plus anciennes portent des mira et des sc/tin ondulés comme les lettres phéniciennes archaïques. C’est même là, ainsi que je l’ai fait remarquer (ci-dessus, p. 87), le caractère principal d’ancienneté; quand il se rencontre dans une inscription , avec le thau cruciforme, les

m L’ALPHABET ARAMÉEN

beth, daletli et resch à boucles fermées, il est probable que le texte n’est pas postérieur au huitième siècle avant notre ère. Déjà au septième le mim perd son ondulation , et les boucles tendent à s’ouvrir, comme on peut le voir dans le mot que nous avons reproduit ci-dessus, page 88 , et dans la figure 16 de la planche de M. Rawlinson.

colonne. — Grosse darique d’argent attribuée à l’un des rois de Perse du cinquième siècle; elle porte le mot 'TîO , le mnzdcen (?), écrit avec ces caractères.

3* colonne. — Cachets perses. Les principaux sont figurés ci-dessus, planche VI, n“ 3o à 33 ; ils sont caractérisés par la nature des symboles et le style des gravures; leur date est comprise entre la chute de l’empire assyrien et la conquête d’Alexandre, soit du sixième au quatrième siècle. Le caractère principal de l’écriture est l’ouverture de toutes les boucles et la disparition complète des ondulations. Le khet devient semblable à notre H moderne; les lettres sont plus perpendiculaires et plus rectangulaires.

4* colonne. — Monnaies de Cilicie frappées par les satrapes Abdsohar, Pharnabaze, Datame, et jusque sous Alexandre le Grand ; elles sont par conséquent des deux premiers tiers du quatrième siècle. Ce qui distingue surtout cette écriture de la précédente, c’est la forme du zaîn et du iod. Il est à remarquer que ces deux lettres .ont eu des destinées communes et des transformations pour ainsi dire parallèles; dans les divers alphabets phéniciens et araméens antérieurs à

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