I.'ALPHABET araméen
et <le Welle u pu terminer le chapitre île son Manuel d'archéologie licliraïque relatif à l'écriture , par cette phrase caractéristique : « Les opinions des sa- « vants du temps passé, qui tenaient l'écriture carrée « pour l'éerilure primitive... n’ont plus aujourd'hui .< qu'un intérêt de curiosité historique. »
Le seul point sur lequel on ne fut pas d’accord, c'est la question de savoir pour quelles causes ce changement d’écriture s'est opéré, et à quelle époque il a été effectué. Ce qui complique encore le problème, c’est qu'il existe une période pendant laquelle les deux écritures ont évidemment été employées simultanément, au moins dans certains cas déterminés; c’est la période numismatique, laquelle s’étend depuis Yaddous (quatrième siècle) suivant les uns, depuis Simon Macchabée suivant les autres, jusqu’à l’insurrection de Barcoccbas (t35 apr. J.-C.). En effet, toutes les monnaies frappées pendant cet espace de près de quatre siècles, aussi bien celles qui ont été émises par les souverains asmonécus que celles des chefs révoltés sous Titus ou Hadrien, toutes ont des légendes d’un type uniforme et particulier; ce type provient directement de l’alphabet archaïque dont l’usage s'est donc perpétué, sur les monnaies au moins, jusque pendant le deuxième siècle de notre ère, à côté de l’alphabet carré, usité lui aussi, et dans les mêmes lieux, depuis une époque antérieure à l’ère chrétienne.
VI* édition, t86i, § 278.