‹ Mélanges d'art et d'histoireChapitre 7 sur 10 · II · texte numérisé non relu

II

célèbre astrologue liégeois n’avait pas plus existé que les héros de Lesage et de Daniel de Foë, mais les suppositions et inductions de cet auteur ne sont point de nature à convaincre qui que ce soit, et, aujourd’hui, l'explication de Montuela, de Feller, de Villentagne est. peut-on dire, généralement admise.

N‘est-il pas très vraisemblable, au reste, que l’attention publique ayant été attirée sur le nom de Laensbergh, l’imprimeur liégeois Streel aura voulu en profiter pour publier, sous le nom d’un autre Laensbergh (Mathieu), personnage imaginaire, le petit annuaire qui obtint le succès de vogue que l’on ne peut lui dénier.

Mais, s’il faut s’en tenir à cette présomption, fondée sur de réelles apparences, il est étrange, en vérité, qu'un personnage aussi fantastique ait acquis une renommée qui a perduré à travers les siècles, tandis que l’existence de maints génies ou savants éminents, grands bienfaiteurs souvent de l’humanité, tombe si aisément dans l’oubli !

Le Bois de Kinkempois

Quincampois : le nom de la rue de Paris où le banquier écossais John Law avait établi, en 1716, sa maison de banque tristement célèbre ;

Kikempois : ainsi qu’on l’écrivit, chez nous, des siècles durant ; enfin :

Kinkempois, comme nous disons aujourd’hui, sont des appellations qui ont, vraisemblablement, une étymologie commune.

Mais quelle est-elle ?

D’aucuns ont prétendu la trouver dans le dialecte celtique, l’armoricain, qui prit naissance au Vil® siècle et que l’on parle encore, de nos jours, dans le Morbihan, le Finistère, sur les côtes du Nord de la Ph'ance et dans lequel sont écrits les romans de la « Table ronde ».

Kenkampoez, en ce dialecte, signifie : terre commune, plaine banale.

En ce qui concerne notre beau bois de Kinkempois, il est réel qu’au XVP siècle, une partie, environ 50 bonniers, était laissée à l’usage gratuit de la généralité des habitants d’Angleur, de la Boverie et de Fétinne.

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