‹ Mélanges d'économie politique par m. Fr. BastiatChapitre 25 sur 47 · I.OUO · texte numérisé non relu

I.OUO

Oo voit ict u-' uioliiplkïieor (.iaivi-mc odoone) décroître san* cesse, parce noe le mi.liipl.ran.l,- (première rnlnnnc) -accroît toujours; la progression consume du produit Mal ;iroisièfoe coloonel t ici ni l'idée qoe le multiplicateur «irive jamais è téro. alors mfute q"'u" pu-irr-ni .le Paris 4 l.ondres, fi 6 des v. tirs de plus en plu» grande el r.ches.

Ce qu'il fiiui bien oIimii'ht ici, «I que l nclicleiir n'a pas il se plaindre de l'ncccis-cmnil pi-.itrc^if du bcTiclkc lomI ré.dise p;ir le mnrrïiaim, me ce qui l'iiilcrc.Hi. lui celle leur, c'est le prulit pr.ipiirl ioniiel prélevé sur lui coin rue réninnri'nlcur du service rendu, c[ ce proliL diuiimie 'ans cesse. Ainsi, a des points de vue divers, te vendeur et l'acheteur progressent en

C'e.i lu loi des uapilati*. Bleu comme, elle révèle aussi fl.arnionie des intérêts entre le capitaliste el le prolétaire, cl leur progrès simultané.

i° Le capital est du travail.

Charrues, scies, routes, approvisionnements, ne se fonl pas tout seuls, cl le travail à qui on les doit a droit à être rémunéré.

Je suis obligé de rappeler ici ce que j'ai dit dans ma dernière lettre sur la différence dans le mode de rétribution, quand elle s'applique au capital ou au travail.

La peine que prend chaque jour le porteur d'eau doit lui être payée par ceux qui profitent de cette peine quotidienne. Mais la peine qu'il a prise pour fabriquer sa brouette et sou tonneau doit lui être payée par un nombre indéterminé de consommateurs.

De même l'en se m en cernent, le labourage, le sarclage, la moisson, ne regardent que la récolte actuelle. Mais les clôtures, les défrichements, les dessèchements, les bâtisses, entrent dans le prix de revient d'une série indéfinie de récoltes successives.

Autre chose est le travail actuel du cordonnier qui fait des souliers, du tailleur qui fait des habits, du charpentier qui fait des madriers, de l'avocat qui fait des mémoires; autre chose est le travail accumulé qu'ont exigé la forme, l'établi, la scie, l'élude du droit.

C'est pourquoi le travail de la première catégorie se rémunère par le salaire, celui de la seconde catégorie par les combinaisons de l'intérêt et de ramollissement, qui ne sont autre chose qu'un salaire ingénieusement réparti sur une multitude

3" A mesure que le capital s'accroît, l'intérêt baisse, mais de telle sorte que le revenu total du capitaliste augmente.

Ce qui a lieu sans injustice et sans préjudice pour le travail, parce que, ainsi que nous allons le voir, l'excédant de revenu du capitaliste est pris sur l'excédant de produit dû au capital.

Ce que j'affirme ici, c'est que, quoique l'intérêt baisse, le revenu total du capitaliste augmente de toute nécessité, et voici

Soit 100 le capital , et le taux de l'intérêt 5. Je dis que l'intérêt ne peut descendre a i saus que le capital s'accumule au inoins au-dessus de 120. Eu effet, ou ne serait pas stimule à accroître le capital, s'il eu devait résulter diminuliun, un même

stationnement ilu revenu. 11 est absurde de dire que le capital étant 100 et le revenu 5, le capital peut être porté à 200 et le taux descendre à 2 ; car, dans le premier cas, od aurait 5 francs de rente, cl dans le second on n'aurait que 4 francs. Le moyen serait trop simple et trop commode : on mangerait la moitié du capital pour faire reparaître le revenu.

Ainsi, quand l'intérêt baisse de 5 à 4, de 4 à 3, de 3 à 2, cela veut dire que le capital s'est accru de 100 à 200, de 200 à (00, de 400 à 800, et que le capitaliste touche successivement pour revenu 5, 8 et 12. Et le travail n'y perd rien, bien au contraire, car il n'avait à sa disposition qu'une force égale à 100, puis il a eu une force égale à 200, et enfin une force égale à 800, avec celte circonstance, qu'il paye de moins en moins cher une quantité donnée de cette force.

Il suit de là que ces calculateurs sont bien malhabiles qui vont disant : « L'intérêt baisse, donc il doit cesser, i Eh morbleu ! il baisse, relativement à chaque 100 fr.; niais c'est justement parce que le nombre des 100 fr. augmente que l'inlérél baisse. Oui, le multiplicateur s'amoindrit, mais ce n'est que par la raison même qui fait grossir le multiplicande, cl je délie le dieu de l'arithmétique lui-même, d'en conclure que le produit arrivera ainsi a zéro.

4" A mesure que les capitaux augmentent (et avec eux les produits), la part absolue qui revient au capital augmente, et sa p\nr proportionnelle diminue.

Cela n'a plus besoin de démonstration. Le capital retire successivement 5, i, 3 pour chaque 100 fr. qu'il met dans l'association; donc son prélèvement relatif diminue. Mais, comme il met successivement dans l'association 100 fr., 200 fr., 400 fr., il se trouve qu'il retire, pour sa part totale, d'abord 5, puis 8, ensuite 12, et ainsi de suite; doue sou prélèvement absolu augmente.

S" A mesure que les capitaux augmentent (et avec eux les produits), la part proportionnelle et la part absolue du travail augmentent.

Comment pourrait-il en être autrement? Puisque le capital voit grossir sa pan absolue, encore qu'il ne prélève sueeessive- «ïLinuEi c'tcunumE minute, t. 51

meol que 1.2, 1/5, t/4, 1/5 du produit total, le travail, à qui successivement il revient 1/2, 2/3, 3/i, 4/5, entre évidemment dans le partage pour une part progressive, dans le sens proportionnel comme dans le sens absolu.

La loi de celle répartition peut être figurée aux yeux par les chiffres suivants, qui n'ont pas la prétention d'être précis, mais que je produis pour élucider ma pensée.

On voit par là comment l'accroissement successif des produits, correspondant à l'accumulation progressive des capitaux, explique ec double phénomène, à savoir, que la part absolue du capital augmente, encore que sa part proportionnelle diminue, tandis que la part du travail augmente à la fois dans les deux

De tout ce qui précède, il résulte ceci :

Pour que le sort des masses s'améliore, il faut que le loyer des capitaux baisse.

Pour que l'intérêt baisse, il faut que les capitaux se multiplient.

Pour que les capitaux se multiplient, il faut cinq choses : activité, économie, liberté, paix et sécurité.

Et ces biens, qui importent» tout le monde, importent encore plus à la classe ouvrière.

Ce n'est pas que je nie les souffrances des Iravailleurs, mais je dis qu'ils sont sur une fausse piste quand ils les attribuent à l'infime capital.

Telle' est ma doctrine. Je la livre avec confiance à la bonne foi des lecteurs. On a dit que je m'étais constitué l'avocat du privilège capitaliste. Ce n'est pas à moi, c'est à elle de répondre.

Cette doctrine, j'ose le dire , est consolanie et concordante. Elle tend à l'union des clauses; elle montre l'accord des priu-

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