‹ Mélanges d'épigraphie ancienneChapitre 2 sur 7 · V. 3 et · texte numérisé non relu

V. 3 et

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Je crois avoir démontré que mon interprétation des vers précédents n’a rien de semblable à celle de M. Rossignol, qu’elle est même tout à fait contraire, et par ce moyen évite plusieurs contradictions et erreurs singulières. Dieu merci ! je ne prête donc guère à son accusation de plagiat. On pourra s’en convaincre encore , mais poursuivons l’examen de nos démêlés sur les vers 3 et 4 de l’inscription.

Ces deux vers, suivant M. Rossignol, n’ont pas d’autre signification que le baptême, auquel étaient invités dans les premiers vers ceux que l’on voulait conquérir à la foi chrétienne. Mais j’ai déjà démontré, p. 37 , combien cette interprétation est contraire à la doctrine ecclésiastique. En effet, le verbe 0aX7r&) signifiant réchauffer, rallumer, ne fut jamais et ne saurait être une expression ecclésiastique, (pour ne pas dire dogmatique) qui convienne au baptême : l’effet de ce sacrement n’est point de réchauffer l’âme , mais d’y faire pénétrer la grâce , et de nous donner tout simplement la vie , non pas la chaleur. Aussi chez aucun des saints Pères ne trouverons-nous employé le verbe SaXTrw quand ils parlent de l’action de la grâce dans le baptême. La Foi, l’Espérance , et la Charité , qui pénètrent dans nos âmes avec la grâce du baptême, sont des vertus dont l’ardeur est entretenue et par la lecture des

livres saints, l’assistance aux instructions religieuses, et aux offices divins, la fréquentation des sacrements, et surtout par la communion. C’est pourquoi Pectorius après avoir 'invité les fidèles à conserver leur âme pure de tout péché, ce qui est la grâce donnée par le baptême, ajoute une exhortation à nourrir et à réchauffer cette grâce avec les eaux puisées à la source abondante de la sagesse divine. Le sens allégorique des eaux pour signifier la divine parole, se montre dans tout son jour par les nombreux passages des Pères que j’ai cités, p. l\o et 4i ; et il me serait facile d’étendre encore ces citations, si l’on pouvait penser qu’il en fallût davantage. Mais mon interprétation étant si opposée au sens que M. Rossignol a voulu donner à ce passage, comment se ferait-il que j’eusse prétendu m’approprier les découvertes que s’attribue le savant interprète ? C’est ce que je ne parviens pas à bien entendre.

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