V. 7 et
I^ù apapa XtXafo), ffwTvjp,
Eu e'îXw, pir/TYjp, (7£ XtTaÇope, cpMÇ to SavovTMV.
Je dois encore ici faire remarquer que M. Rossignol ne paraît pas se souvenir de ce qu’il a écrit lui-méine ; car il m’accuse d’avoir lu ^eipk «papa et d’avoir expliqué ces mots par ai préparé mes mains ; en conséquence j’aurais besoin d’apprendre que pour recevoir l’Eucharistie on n’employait qu’une seule main (i). Mais comment ne voit-il pas qu’il fait la critique de sa propre restitution ?Car là où j’ai lu apxpcx il a suppléé xspo’h o’^pa, je (ai mis dans mes mains^ p. 87 ; et dans le vers précédent il avait lu t'^Ôw Ipsiv TraXâpiaiç ayant le poisson dans les mains. Mais je ne lui laisserai pas chercher sa justification; entr’aidonsnous sans fiel, au lieu de nous entre-manger. Donc afin de lui faire comprendre que, pour recevoir l’Eucharistie, on employait non pas exclusivement une main toute seule, mais les deux ensemble, quoique le prêtre la déposât dans la paume de la main droite, ne cherchons pas d’autre texte que celui-là même où je laissais la parole à saint Cyrille instruisant le néophyte sur les rites. Vous devez, dit-il, étendre la main gauche sous la droite pour la soutenir, et cette droite vous devez la présenter de manière qu’elle fasse un creux dans lequel vous recevrez dévotement le pain eucharistique. J’avais dit cela, pourquoi me le fait-on redire au détriment du temps qui pourrait mieux s’employer, et des formes franches d’une bonne discussion un peu loyale ? Mais
(1) P. 500. a Nous savons par un passage de saint Cyrille de Jérusalem, qu’on recevait la sainte Eucharistie dans le creux de la main, et d’une seule main, la droite. »
pour ne pas me répéter tout simplement, je signale encore ce passage de saint Denys d’Alexandrie (Opp. p. 164 ; ed. Rom. 1796) quand il explique la manière de recevoir l’Eucharistie : TpaTréÇyi nacpaç-ûcvToc xat j^eîpaç etç v-KoôoyriV xriç aytaç rpo(friç Tzpoxeivocvzcx. xoù raur/iv xarocâe^ocpievov.
Cela dit, tâchons d’avancer.
Amta'Ate Tcarsp rwfxw xej^optfffAEve 6v[âÛ,
Sùv [i.r)Tp\ ^pYiOTri aùv àSc}.<ptio7(Jiv ip.o7<jtv,
Ij^Buoç £v Sttirvop fxvtâeo IlexTopfou.
Ce ne doit pas être ici que je me serai rendu coupable du plagiat envers M. Rossignol. Les trois derniers vers forment à mes yeux la troisième partie de l’inscription ; en effet, tandis que jusqu’à présent tous ont confondu cette partie avec la seconde, malgré l’indice que pouvait donner son commencement mis en dehors de la perpendiculaire sur laquelle s’alignent les autres. Quant à mes additions, il faut bien que M. Rossignol n’y prétende pas titre de propriété, puisqu’il les critique amèrement. Car, que je l’aie copié et que je sois absurde, ce ne doit pas être pour lui une même chose.
Voyons donc en quoi je suis absurde.
Il est persuadé que Pectorius, du fond de son tombeau, se recommande sur cette terre aux prières de son père, et je le pense aussi. Mais au lieu de suppléer l^vovy-xî o-e Seov, c’est-à-dire une phrase qui n’est nullement en rapport avec le style de l’inscription, j’ai commis l’énormité d’avoir voulu limiter au temps de la Messe la prière sollicitée, eu suppléant î^Ouoç iv deimw. Pour concentrer ses efforts, mon critique veut bien ne pas éclater contre une phrase dont le sens, dit-il, serait plutôt /e repas fait par le poisson que le repas fait avec le poisson (i). C’est ce que nous pourrons voir. Mais, de bonne foi, si nous eussions trouvé bien
(1) P. 503. « Je ne critiquerai point la correction tx6ûo{ tv qui cependant voudrait bien
plutôt dire ici dans le repas fait par le poisson que dans le repas fait avec le poisson ; mais je ne puis me résigner à croire qu’un fils, demandant un souvenir à son père et à sa mère, bornât ce souvenir au temps de la célébration de la messe, quelque piété qu’on lui suppose. »
RÉPONSE A UNE LETTRE DE M. ROSSIGNOL
clairement dans l’inscription que Pectorius demandait des prières pour le temps de la Messe, aurions-nous été autorisés à conclure que Pectorius ne voulait de ses parents aucun autre souvenir, en une circonstance quelconque? Point du tout. Le bon sens, qui réclame sa place dans l’épigraphie, nous aurait fait voir là tout simplement la demande d’un souvenir spécial que Pectorius avait grandement à cœur pour cet instant solennel. Eh bien! je n’attache pas d’autre sens à l’addition que j’ai proposée. Pourquoi serai-je si diffamé que quand je montre ce chrétien demandant à ses parents son souvenir devant Dieu pendant le temps du saint sacrifice, il faille traduire mes paroles par cette recommandation ridicule : « Prenez-y bien garde, j’exclus formellement tout autre moment de la journée, toute autre action ! »
J’ai voulu dire que Pectorius préfère le temps qu’il exprime ; enfin j’ai voulu dire ce que j’ai dit, mais non pas ce qu’on voudrait me faire dire.
Voyons maintenant s’il y a quelque motif à traduire âsîTnov îxOvoç par le repas que fait le poisson, au lieu de rejyas du poisson, c’est-à-dire repas du Seigneur. Le sens du mot mystérieux Ix^vç, désigne, on le sait, Jésus-Christ, fils de Dieu et Sauveur. Si donc je dis le repas de Jésus- Christ^ ou, pour parler avec l’Église, le repas du Seigneur, qui ne voit que je désigne la sainte Messe, et spécialement la partie de la sainte Messe qui renouvelle la Cène du Seigneur, et est comprise dans le canon? Qu’on me montre en quoi ces paroles ont besoin d’une explication pour les fidèles.
Veut-on de la grammaire ? Eh bien ! est-ce chose si nouvelle que plusieurs substantifs aient une valeur active et passive ? Comme le montrera, par exemple, d’Orville sur Chariton, p. 49^? d’où, par analogie, l’on peut dire Cène du poisson, d’une Cène où le poisson nous est offert, ou d’une Cène où le poisson est distribué : on peut à merveille interpréter en ces deux sens le deîmov ix^voç que j’ai suppléé.
Aussi ne croirai-je point devoir employer vainement un plus long temps à lever les scrupules deM. Rossignol, scrupules qne je serais tenté d’appeler pharisaïques, puisque l’aristarque, en s’arrêtant à ces minuties, oublie la poutre qui est dans son œil.
Par toutes ces raisons déduites vers par vers, j’espère avoir démontré
que ni dans le sens, ni dans les éclaircissements, je n’ai encouru l’accusation de larcin littéraire. Non-seulement nous avons suivi des voies différentes, mais mon explication et mes éclaircissements ont été la réfutation perpétuelle des opinions émises par mon adversaire. Et ce fut la raison qui me fit garder le silence en mon propre travail sur la publication antérieure de M. Rossignol. Mais c’a été peut-être aussi la cause des invectives qui m’ont assailli, parce que M. Rossignol aurait mieux aimé être attaqué que passé sous silence. Mais s’il en était ainsi, il peut bien prendre en bonne part ma réponse et pardonner les conséquences d’une défense légitime où je me suis trouvé contraint de le traiter en adversaire.