ET DE LA MER ROUGI
Mexique, en 1759, dans le Chili, en 1830 \ eto.
An reste, que la dtreetioii actuelle des embranchements secondaires de l'Ouadi-el-Araba, qui débouchent an nord, ne tiennent (>as, si l'on veut, à des sonlèvements d'époque géologique postdiluvienne; mais le double versanl ne pourrail-il pas se rapporter à Ja catastrophe qui bouleversa au loin le sol de la vallée ? SulmenU eiviiaêet ha$f ei mmm eirea regionem*. Slrabon lui-même décrit les agitations eilroyables et les tremblements de terre occasionnés par les feu sonteriains, dont le sonvenir, après tant de siècles, était encore vivant dans les contrées tchsines : Qaod iUa regio ignita est permuUa signa afferunt... qux ab indigenii prstdieaniur,., €i guorf ex ^ terne mofièuf, et tg^m efflatu, H ex aquù calidis et bitiminosis lacus ciupucrily etc.. 11 en fallut bien moins pour élever de cinq cents pieds, en Amérique, le terrain d'une assez grande étendue dont parle M. de
llumboldt*.
Or, si le double versant a pu tenir à des causes plus récoltes que la formation de la vallée, qu'importe la direction nord-ouest des embranchements secondaires? On voit facilement que le Jourdain, recevant dans sa marche les différents cours d'eau qui se jettent aujourd'hui dans le lac Asphaltite, aurait pu suivre,
* Voir de Iloff, Des changements survenus, etc.
• Gen„ x.x, v. 2r». — SU^b., I. XVH.
» Géa. P.. p. 20.
114 BASSINS DE LA MKR MORTE
ms obstacle sa pente naturelle jusqu'au bassin de la
mer Rouge.
Hais supposons encore, ce qui est bien loin d'êlre oertain, que tous les soulèvements de rOuadi-d- Araba soient contemporains du système entier des montagnes qui le bordent ; supposons que MM. Bankes, de Laborde ei autres voyageurs n'aient adopté qu'une erreur^ en suivant, avec tous les géographes, Titlée si naturelle de Burckhardt, faudra-t-il dire pour cela, avec M. Letronne, « que la masse des eaux réunies dans la mer Morte se rapporte nécetgairemenl au delè des limites de Thisloire? »
Toutefois, il faut en convenir, en supposant la vallée sans issue dans la direction de la mer Rouge, un amas d*eau sur quelque j)oint aurait pu être absolument, môme avant la destruction des couches supérieures, line conséquence naturelle de la constitution géographique du terrain. Mais qu'une pareille concession est éloignée des conclusions de M. Letronne !...
£t encore, dans cette supposition, je dirai que les eaux de la contrée n*ont pas dû former nécenairement un lac, même de peu d'étendue, tel que celui de Tibériade, par eiemple. £n effet, différentes substances oûnéraiogiques de la Pentapole, telles que le soufre, le sel, le pélrole, l'asphalte, etc., etc., indiquent suffisamment qu'on doit rapporter cette vallée à la deuxième ou troisième époque géologique Or, dans
• G<io/. i*., p. 113, 182,13».