‹ Mélanges d'érudition et de critique historiqueChapitre 15 sur 62 · partie septentrionale de la vallée, ils se dirigent du · texte numérisé non relu

partie septentrionale de la vallée, ils se dirigent du

sud-est au nord-ouest vers le bassin de celle mer, dont ils paraissent être des affluents; tandis que dans la partie méridionale de la vallée ils vont du nord-est an sud-ouest, se dirigeant vers la mer Rouge.

De cette simple observalioo, qui me parut décisive pour un géographe, je crus pouvoir conclure :

1* Que la grande vallée longitudinale ne formait • pas un plan continu ;

2* Qu'elle était séparée en deux versants, Tun tourné au nord, Tors la mer Morte, Tantre au midi, vers la mer Uouge;

S*" Que le bassin de la mer Morte a reçu les eaux d'une partie des montagnes situées au midi dès Troque où ce système montagneux a clé formé ;

4*" Que la formation de ce bassin ne peut être due an bouleversement partiel auquel on attribue la destruction des villes de la Pentapole ;

5** Que le Jourdain n'était jamais sorti de ce bassin, et n'a jamais coulé dans la mer Bouge.

Telles sont leseonséquenees que je tirai, non-seule* ment de la carte même du voyage de TArabie Pétrée, mais encore de la direction des courants considérables qui descendent à la mer Morte, en venant du sndest

Un courageux et savant explorateur, M. Cellier, qui venait de parcourir les mêmes contrées, et auquel

Je communiquai mes doutes, me fit voir que lui aussi,

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de son côté, avait tiré la même oonelusion d'aufres

faits qu il iivuiL observés sur les lit ux, et qui m'étaient restés inooonus. Il en publia l'exposé sommaire dans une lettre qu'il me fit l'hofinenr de m'adreaaer.

Celle coïncidence fortuite d'opinion, résultant pour chacun de nous de considéralions d'un ordre diffé* rent, me denna quelque eonfiaiice dans i'hypotlièsè que je somnia aux lecteur» du Jùwnmi im tamntSy ne fût-ce, comme je le. disais, que pour donner à quelque vojageur, muni des moyens nécessaires, le désir de résoudre définitîmnent cette question intâres* santé. J'indiquai que le moyen d'y parvenir était de parcourir la vallée dans toute sa longueur pour s'assurer si elle est, comme je le pense, partagée en deux versants*.

M. Collier fut chargé par la Société de géographie de rédiger quelques instructions pour H. de Bertou qui, dans une lettre écrite de Jérusalem, le W avril i837, annonçait F in tendon de parcourir les bords de la mer Morte. M. Gallîer, non moins désireux que moi-même de voir nos doutes s^éclaireir dans un sens ou dans Tautre, indiqua au voyageur les recherches à faire pour la solution de la question importante qui nous avait occupés. Il lui exposa nettement en quoi consistait la difficulté. Je dois avouer que M. de Bertou était d'autant plus apte à cette exploration, qu'il partageait

* Plus haut, p. 98.

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