‹ Mélanges d'érudition et de critique historiqueChapitre 16 sur 62 · BT DE LA HER ROUGE · texte numérisé non relu

BT DE LA HER ROUGE

ropinion commune ; il devait donc se montrer plus difficile sur les preuves de l'opinion contraire. Son témoignage, s*il nous était faTorable, n*en pouvait avoir que plus do poids.

Ce voyageur vit nt de transmettre le résultat de ses recherches; M. Gallier en a fait un eiposé très-intéressant dans le Bulletin de la Société de fjéographie (août 1858), et dans les Nouvelles Annales des Voyagn^, £n voici on extrait sommaire.

Deux fiiits principaux ressortent de ces observations; tous deux concourent à démontrer que le Jourdain n*a jamais pu couler dans la mer Rouge.

Le premier est Tetistence bien constatée d*un foint de fartage dans la vallée, qui la divise en deux versants, comme je l'avais présumé, situé à environ de la mer Morte, et 15" 35' de la mer Rouge, beaucoup plus près de la première que de la deuxième.

Je cite les paroles du rapporteur : « Après avoir marché durant trois heures le long des montagnes de Fouest, d'où s'écoulent un grand nombre de torrents qui se rendent dans la mer Morte, notre voyageur arrive à des collines transversales , au milieu desquelles il rencontre un canal de 250 à 300 mètres de largeur. Cette coupure a Tapparence du lit d'un grand fleuve, dont la pente est visiblement vers le Jourdain.

< T. LXXXI, p. 5.

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On rappelle Ouadi'^l'Araha k son entrée dans le Ghor.

A mesure qu'on s'avance au sud, la vallée s'élargit, et le lit des eaux n'occupe plus toute sa largeur ; il se . réduit à une sorte de canal creusé dans le aol, et dont la pente est toujours visiblement dirigée vers le nord; c'est à 25'' 25' de la mer Morte que notre voyageur arrive à l'origine de celte pente. C'est là que s'opère le point de partage des eaux pour se rendre d'un côté dans le lac Aspliallile, de l'autre dans le golfe d'Elana. Les Arabes ont appelé ce lieu et Salé^ le toit, pour désigner les deux versants.

a Après avoir ainsi reconnu l'existence d'un point de jiartage dans la vallée, M. de Bertou a lui-môme renoncé à Tcqiinion qu'il adoptait comme tons les géographes. »

Ainsi, l'extrémité de la mer Morte n'est point une vallée ouverte par ùà. le Jourdain aurait pu prendre

librement son cours du nord au sud. C'est au contraire une vallée termée, dont l'inclinaison est en sens inverse du cours du Jourdain.

Ce fait positif résout, à ce qu'il semble, la question que j 'ai soulevée, et confirme tout ce que M. Callier et moi avions conclu, lui, d'observations recueillies sur les lieux, moi, de la carte de MM. Léon de Laborde et Linant, combinée avec les remarques de Seclzen sur la direction de tous les cours d'eau qui tombent dans la mer Morte à son extrémité méridionale.

Un autre trait bien remarquable, récemment ob-

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