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ET DE LA MEH ROUGE

Tottesl elqiie suivit Burckhardt, lonqu'en 1813 il se rendit de Pëtra au Caire.

C'est là que se trouve le point de partage des deux venants ; on eommenee alors à descendre dans le OiMMK-et-ifotoA, qui se termine à la pointe de la mer Rouge el tous les courants sont tournés vers le bassin de cette mer. La séparation est faite par une ligne de coteaux qui, à son extrémité orientale, prend le nom d'êl-Sathé (le toit), expression qui rend bien l'idée du double versant* Tout près de cet endroit, sont les deux derniers ounilts {Àbm'Kateibabek et Maaferak)^ dont la direction est dans le sens de la mer Morte.

A Touest de VOuadi-el-Akabah, on voit sur la carte les divers embranchements qui forment le Ouadi* Djarafi, traversé par MM. RoUnson et Smith et par M. Gallier. La direclion de cet ouadi qui, prenant son origine à plus de 50 lieues au sud-ouest de la mer Morte, coule vers cette mer et débouche dans VéU Arahah^ est un des faits qui ont porté ce savant voyageur à douter que le Jourdain ait jamais pu couler dans la mer Rouge, et l'ont déterminé à penser que la mer Morle était un bassin primitif qui a reçu, dès Torigine, toutes les eaux d'une grande partie du sys* tème montagneux situé plus au 8ud^

Le profil général du terrain entre les deux mers, d'après les observations de M. J. de Bertou, est mar*

• Plus l:aut, p. 104.

DigitizcG by Li(.)o^le

196 BASSINS DB hk MER MOITE

qué sur notrç carte. Le calcul dëiinitif de ces obaer- Tations a donné, pour la dépnaieion de la mer Morte, par rapport à la Méditerranée, 419 mètres.

Ce calcul se rapproche beaucoup de celui qui rëaalte des obâer?ations barométriques faites depuis par M.Rnssegger, nataraliste autriehien ; cesobserratHHis constatent une dépression de 1,400 pieds anglais ou 426,712 *; ce qui n'est que 7 à 8 mètres de plus que h mesnre de M. J. de Bertou. Il pan^t donc diflOcilc qu'il puisse y avoir une erreur importante sur cette détermination; et Ton peut admettre que la dépression de la mer Morte n'est pas beaucoup moins de 400 mètres.

La hauteur d'êl-Sathé^ Tue du point de partage, antre Ovadi'Arabah ei Ouadv-Akabahi est estimée à environ 160 mètres au-dessus de la mer Rouge ; oonséquemment à environ 570 mètres au-dessus de la mer Morte.

Il est donc démontré elairement que la mer Morte

n'a jamais coulé dans la mer Kouge ; que le relief du l^ain entre les deux remonte à la formation de tout le système montagneux qui sépare leurs bassins.

Je n'ai rien à changer aux considérations présentées dans Tarticle du mois d'octobre 1855.

Letroknb.

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* Jiwmal efA€ Bayol Ceo^. SoMy of Unéan, t. IX, part. II. p. 64.

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