BT DE LA MER ROUGE
tkHinel «11 carré de la vitaaae, est iiiaeDsible dana les sioa^pemenls irèe-ienis, ei Tautre tient à la ténacité
des molécules de lair ; ce dernier empêche le pendule d'arriver à la verticale lorsqu'il s'en écarte trèspeu : or, rintensité de la résîslance constante prodnile par la cohérence des molécules de l'air étant, d'après les expériences de Newton, mesurée par la 400000" partie de la gravité \ rautenr oonelut que le pendule restera en. repos^ non-seulement quand il sera dans la verticale, mais quand il fera avec celle-ci un angle é^ou kkférimr à ù". Nos lecteurs seront probablement aussi surpris que nous l'avons été nous-méme de voir tirer du principe de Newton la conséquence si singnlière, ponr ne pas dire pins, que le pendule doit rester indéfinimoit suspendu à 6' de la verticale : s'il en est ainsi, nos astronomes ne doivent plus compter sur l'exactitude de leurs obsmatîons, puisqu'elles sont susceptibles d'une erreur qui, dans certains cas, peut aller jusqu'à 1 2 ".
Quoi qu'il en soit, l'auteur, en admettant par pure hypaêhège, que la coh^nce des molécnles de i*eau est égale à celle de l'air, et assimilant une surface liquide qui oscille autour du plan du niveau, au pendule qui oscille autour de la verticale, tire du prin« cîpede Newton cette autre conséquence, que les oscillations du fluide doivent s'arrôter non-seulement
* PkUci. ml. prindp,,\l^ 6, M.
lis BASSINS DK LA HBR IfOftTE
lorsque la surface est dans le plan du niveau, mais lonqu'ella forme au^essous de ee pbn bu angle de 6" égal A la 400000* partie de la gravité, c'esl-à-dire à la résistance qui résulte, selon lui, de ladhérenoe dee molécules de l'eau. Or, comme la distence du détroit de Gibraltar an fond de la mer de Syrie, est de 4r (le longitude, qui valent, à la latilutle moyenne de 36% 1,892,970 toises, on voit que la tangente de l'angle de 0^ sur un rayon de cette longueur est de 5,50404 toises, ou de pieds; et c'est la quantité
qui représente la différence du niveau des deux mers.
VoilA ce que Tauteur appelle conclure à friori cette différence.
L^explication est subtile et le résultat singulier ; mais, quandi» songe quelle est la route qui y conduit, on n'y voit plus qu'un accord fortuit qui ne prouve rien ; il est facile de s'apercevoir, eu eÛ'et, que celte explication repose en premier lieu sur une donnée qu'on est presque en droit de regarder comme fausse ; et ensuite, sur une analogie tirée, par hyj;u' thèse^ de cette même donnée, car aucune observation ne l'autorise. On peut d'ailleurs faire à cette théorie une objection que l'auteur ne parait pas avoir prévue; c'est que, si Ion prenait toutes les bases qu'il pose lui-même, et si l'on en suivait à la rigueur les circonstiinces, on devrai! en conclure précisément qu'il ne doit pas y avoir de différence sensible entre le ni- ▼eau des deux mers.
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En efifel, dès l'instaiit qu'on admet arec Ini que toute la difTérenee consiste dans la dépre«ion du bas*
sin orienlal de la Méditerranée ; que celte dépression, qui tient à l'e&qès de l'évaporalion sur la masse des eaux reçues, est dueà l'attraction moléculaire qui empêche les eaux de remonter au niveau absolu une fois qu'elles sont descendues au-dessous; en admettant, dis-je, toutes ces donnëès, on ne saurait s'empêcher d'observer que le bassin de la mer Rouge offre précisément les mêmes conditions, puisque, dans une longueur de plus de 20" de grand cercle ou de cinq cents lieues, il est borné par les côtes les plus arides et placé sous un climat brûlant; il ne reçoit d'ailleuï's que quelques torrents, souvent à sec, et n*a de communication avec une grande mer que par un détroit fort resserre. Il est donc de toute évidence que la tendance à un abaissement continuel devrait se manifester dans cette mer bien, plus sensiblement encore que dans le bassin oriental de la Méditerranée, puisque le détroit do Bab-el-Mandel est le seul canal qui puisse lui rendre les eaux nécessaires pour la maintenir toujours au même niveau. G*est donc ici que devrait s'appliquer la liiéorie de Tauteur; car les eaux une lois descendues au-dessous du niveau absolu, ne pourraient plus désormais y revenir, parce qu'elles resteraient constamment au-dessous d'une quantité égaie à la 400000'' partie de la gravité. La différence entre le niveau des deux mers devrait être alors bien peu
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flensible; car, puisque les conditions sont les mêmes et qne la cause est invariable, Teffet ne saorait être dif*
fércnt.
Ainâ, quelle que soit la cause 4' une telle différence, ce ne peut être celle que M. de Gorances suppose. A mon avis, elle est une conséquence à la fois des inégalités de la surlace du globe et des différences d'attraction résultant des variations de densité. Les mesures trigonométri(}uos du degré terrestre à diverses ialiludes, et les observulions failes sur la longueur du pendule, dans toutes les parties du monde, ont démontré que notre globe n'est point un sphéroïde de révolution ; que sa surface présente de grandes inégalités, et que la densité n*est pas la même sur tous les points. Dans la supposition qu'un liquide recouvre cnli^itMiient un sphéroïde de ce genre à une hauteur quelconque, on comprend que la surface liquide envelof^nt ce globe ne forme pas non plus un sphéroïde de révolution. Si maintenant les diverses parties de cette surface liquide sont interrompues par une terre considérable, et viennent cependant à se rapprocher en deux points, on conçoit que le niveau de la mer de chaque cote ne se trouve pas exactement dans un même plan horizontal. Or c'est le cas pour les parties de la mer Méditerranée et de la mer Rouge qui baignent les deux côtés de l'isthme de Suez. La différence de 30 pieds, ou d'environ ht»^ du rayon terrestre, est dans les limites d'une telle inégalité.