‹ Mélanges d'érudition et de critique historiqueChapitre 25 sur 62 · U., II · texte numérisé non relu

U., II

* ld.,ll[, 35 et 36.

SUR LA CiVILlSATIOlf ÉGYPTIENNE. m la dure nécessité de se dévorer h s uns les autres'. Ce double malheur exaspéra ce caractère violent, irascible, iropalient de l'adversité, ei lui enleva le peo de raiflon qu'il avait eue jusque-là.

Au retour de cette expéditioo, il vint à Memphis au moment où un nouvel Apis venait de se manifester. Les habilanls se livraient aux fêtes et aui réjouissances qui, selon l'anlique usage, accompagnaient cet événement. Cambyse js'imagiua qu'ils se réjouissaient de son malheur*. Sans écouter rexplication des prêtres, il les condamna tous à mort, comme ayant voulu lui en imposer; il Ot venir le nouveau dieu Apis, et, dans sa fureur, il lui perça la cuisse d*un coup de poignard, dont mourut ranimai sacré, après avoir quelque temps langui \ Les Égyptiens attribuèrent, on le pense bien, è cet acte sacril^ le dérangement d'esprit dont Cambyse donna des preuves depuis ce mo^ ment*. Ce qui est plus sûr, c'est qu'à partir de son retour, sa vie ne fui plus qu'un tissu de folies et de violences sans motif, dont les Perses eurent à souffirir autant que les Égyptiens, comme Hérodote le remarque'^. 6on premier crime, dit cet historien, fut le meurtre de son frère Smerdis, pour la raison futile que ce prince avait été sur le point de bander l'arc du

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