LES &CRITS ET LES TBAVAUX
[)iques ne passaient pas par les étoiles qu'indiquait
Kiidoxe.
Les Tues de M. Ideler sur ce point sont entièrement conformes à celles de Delambre, qui, aynnl pris la |)(Miie de calculrr toutes les positions d'étoiles données par £udoxe, a démontré leur inexactitude et leur fausseté ; il a même prouvé, non-seulement que la plupart ne conviennent pas à une seule é|X)que, mais encore qu'elles n ont jamais pu avoir lieu à aucune époque quelconque. {HiU. de l*Attron. anc^ L I, p. 157.) A son avis, Newton, Frérel et Bailly, en attachant tant d'importance à la sphère d'Eudnxe^ n'ont fait que renouveler le scandale de h dent d^ar* (Même ouvrage, Discours préliminaire, p. xi.)
Les deux savants astronomes expliquent d'une manière très-simple comment Ëudoxe a été conduit à niellre les équinoxes et les solstices au milieu des signes. Autolycus dit que le mot (^oioexoTTjjuiopioy exprime un arc de l'écliptique égal à la douzième partie de la circonférence, ou de 30*. Chaque dodccaté' morlun est invisible quand le soleil se trouve au milieu. 11 était donc naturel que la dodécatémorie, ou le signe dans lequel le soleil se trouvait lors du plus long jour, fût déterminée de telle sorte que le solstice en occupât le milieu. Alors une étoile qui, lors de la visibilité d*une constellation, se trouvait à rhoriïon occidental pendant le crépuscule, él^it prise pour le commencement du Lion; et Tétoilequi se le-
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vait du colé opposé désignail le commcnceoieul du Verseau. On n'avait donc besoin que d'obsenrer de mois en mois les étoiles qui, une heure aprcs le coucher (lu soleil, descendent vers l'horizon ou s'élèvent au côté opposé, pour diviser grossièrement l'édiptique en doute parties, et pour arriver, de cette manière, à mettre les équinoxes et les solstices au mlieudei signe:^. M. Ideier adopte l'opinion que De- * lambre énonce en ces termes : « Cette manière était certainement la plus naturelle, tant qu'on n'avait aucun calcul à faire. Hipparque, au contraire, qui avait imaginé ou perfectionné la trigonométrie, avait senti le besoin de placer le point zéro du zodiaque et de l'équateur à l'intersection des deux cercles, au point où était Tangle constant du triangle sphérique avec le commencement de l'hypoténuse et de la base. Mais ensuite, pour comparer ses calculs aux nombres d'£udoxe, il nous avertit qu'il faut ajouter 1 5* aux arcs qu'il calcule sur l'écliptique. Ainsi les 15° d'Eudoxc ne signifient pas qu'Hipparque et lui eussent placé le solstice en des points réellement différents ; le point était le même, le chiffre seul était changé. >> {Hist, de VAmSt. ane., 1. 1, p. 123.)
Mais, sans faire tant de laborieux calculs, il aurait suffi à Delambred'un raisonnement bien simple pour se convaincre que la précession ne pouvait être pour rien dans ce transport des points équinoxiaux. Si telle eût été, en effet, la cause de cette difTérence, si llip-