‹ Mélanges d'érudition et de critique historiqueChapitre 40 sur 62 · D*EUDOXE DE GNIDE · texte numérisé non relu

D*EUDOXE DE GNIDE

gré des constellations, ce qui était aussi la méthode de Mélon. Elle parait avoir été employée dans les anciens calendriers, et elle passa dans celui de Jules César, comme le prouvent les textes de ces deux auteurs. Enfin Achilles Tatius parle encore de la méthode qui consistait à placer ces mêmes points an 1 2*" degré. Ainsi, dans le même temps qu'Euclémon et tous les anciens astronomes les mettaient au commencement des constellations, Méton les plaçait au • 8* degré (c'est-à-dire au S" jour dans son calendrier, en cela suivi par Jules César. Eudoxe avait fait de même dans son parapegme, tandis que, dans ses écrits astronomiques, qullipparque avait sous les yeux, il mettait les colures T plus à l'occident. Un trouve encore cette délimitation dans le scholiaste d^Aratus [ad v, 499) et dans le poëme des Apoiélci^inaiu]nc$^ faussement attribué à Manélhon. ISous tirerons de tous ces faits la oonclusion que M. Ideler exprime ainsi : «Newton a cru que ces différences provenaion de la diversité des temps où les observations ont élé fiiites. Mais la cause unique de toutes ces aniûennes délimitations est certainement dans les efforts qu'on faisait pour unir entre elles les principales étoiles qui donnaient leurndm aux si^es zodiacaux, avec le plus de symétrie possible, alors qu'une parfaite concordance ne pouvait pas encore étre.atteinte. Et, lorsque^ pour la premiire fois, le besoin de la science exigea qu'on mit les points cardinaux au commencement des

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