‹ Mélanges d'érudition et de critique historiqueChapitre 41 sur 62 · S54 LES ÉCRITS ET LES TRAVAUX · texte numérisé non relu

S54 LES ÉCRITS ET LES TRAVAUX

signes, on ne 8*enibarrassa plus de leur rapport avec les figures du même nom. »

Nos propres obeeratioiiB nous conduisent done aux

mêmes résultats, en les confirmant d'une manière décisive. Si Newlon avait connu le passage d'Hipparque, ou, du moins, Tavait estimé à sa Taleur, il n'aurait pas imaginé son système chronologifjue, que ce passage sape dans ses fondements, et toutes les disputes que eesyMèmeafeitnattre, ou les opinions diverses qu'on y a rattachées; n'auraient pas embarrassé la science, qui doit en être à présent définitivement délivrée.

4* Forme de h tam.

Quant è la question de savoirs! Bndoxe attribuait à la terre la figure sphérique, nous pouvons l'éclaircir par un £ait que M. Ideler n'a pu oonnaltre. Il est bien vrai qu'Hipparque ne nous apprend rien sur ce que cet astronome pensait à ce sujet. D après toutes les citations ^rses dans les auteurs, on peutcoodure que son mpio^oç n'était qu'une ckorographiey dans la» quelle on ne touchait aucune question cosmogra^ phique. ce D poQfait£Bicilement conclure, desditersas hauteurs des étoiles entre Héliopolis et Cyzique, que la terre n'est pas un plan, et qu'elle est courbe au moins dans la direction du nord au sud. Mais vraisemblablement il laissait indécise la question desphé-

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HBUDOXE DE CNIDS. S56 riciui, encore si débatlue entre les philosophes de son temps. Arislote est le premier qui s explique d'une mnière tout à fait expresse sur ce sujet (de Cœh^ II, 13). Platon n'en parle, à ma connaissance, qu'une seule fois dans le Phédon (p. 108, E.). 11 paraît, d'après ce passage, n'avoir suivi, à oet égard, que des raisons métaphysiques, qui ne pouvaient suffire pour une tète pratique telle que celle d'Ëudoxe. » I^ous croyons qu'ici M. Ideler pousse la ciroonspection un peu loin. Que Platon admît la sphéricité de la terre, cela résulte non-seulement du Phedon, mais encore du fameux passage de Timée (ccAXofim trepl rw iiA TrrfXov, p. 40, B), qui ne peut s'entendre que de la terre ronde ^ au centre de 1 univers. On ne peut douter' qu'il n'eAt, à oet égard, une opinion bien arrêtée. Noua ne nions pas qu'il n'y rattache des considérations métaphysiques, comme les pythagoriciens le firent avant etaprès lui ; mais nous pensons qu'elles ne sont venues que plus tard donner une explication quelconque d'un fait auparavant constaté par 1 observation du eiel. il fiiudrait une preuve Inen claire pour nous faire admettre que le géomètre astronome Eudoxe n'eût pas été aussi avancé que son maitre, et que l'idée de la sphériciié de la terre, incontestable* ment admise par ce philosophe, ne l'eût pas été par un disciple à qui ses études spéciales devaient la démontrer d'une manière si évidente. Mous pensons qu'on pourra prendre pour un indice de quelque

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