‹ Mélanges d'érudition et de critique historiqueChapitre 46 sur 62 · SW LES ÉCRITS ET LES TRAVAUX · texte numérisé non relu

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lieu de ce système on plaçait la terre immobile.

Comme le ciel des fixes, ainsi qu'on a dà le remarquer de boane heure, se mouvait avec une vitesse parfaitement uniforme, on posa en prineipe que .tons les mouvements périodiques s'exécutaient dans le ciel avec la même uniformité. Selon Géminus, ce furent les pythagoriciens qui, les premiers, avancèrent cette opinion. « On ne peut admettre, disaient*ils, que des corps divins el éternels marchent tantôt plus vite, tantôt plus lentement; car il n'y a aucune raison pour que les astres ne conservent pas toujours la même vitesse. » Sosigène, dans Simplicius, assure que Platon posa cette question aux astronomes : « Comment les phénomènes peuvent-ils être représentés par des mouvements circulaires uniformes ? »

Eudoxe fut le premier qui tâcha de la résoudre. Sans pouvoir s'affranchir des sphères concentriques et mues uniformément, il était trop astronome pour ne pas voir que les huit sphères des anciens philosophes ne pouvaient suffire. Il avait appris, en Ëgypte, à connaître les révolutions périodiques et synodiques des planètes avec plus de précision qu'on n'avait pu le faire en Grèce, et il essaya de rendre compte de leur mouvement apparent au moyen d'un mécanisme auquel on doit rendre la justice de dire qu'il répondait suffisamment à l'état où était alors la science astronomique.

Il se représentait tout l'univers, y compris le* ciel

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des fixes, comme composé de TÎDgt-sept sphères concenlriques, emboîtées les unes dans les autres, àve- AcTTavrcç. Â chacune des cinq planètes il aUribuaii quatre sphères, qui toutes ataient un moutemenl propre uniforme. Comme le cours du soleil et de la lune paraît plus régulier que celui des planètes, il crut pouiroir se contenter de leur attribuer trois sphères. Quant aux étoiles, auxquelles il ne supposait «encore d'autre mouvement que le mouvement diurne, une seule sphère lui parut suffisante.

Ainsi son système du soleil consistait en trois sphères seulement. L*eitérieure se mouvait exacteipent comme celle des étoiles fiies ; la deuxième, en suivant une direction opposée, dans l'espace d'une année dont il fixait la durée à 565 jours 1/4; ses pôles coïncidaient avec ceux de récliptîque : par là il expliquait assez bien les phénomènes résultant de ces deux mouvements combinés, diurne et annuel, pour Tétat des oonnaissances à cette époque, dans la supposition que le soleil reste sur la ligne moyenne du zodiaque. Mais il pensait que cet astre, comme la lune, parcourt un cercle incliné par rapport à Técliptique ; il admettait donc encore une troisième sphère, dont les pôles étaient éloignés de ceux de la seconde d'une distance égale à la plus grande latitude du soleil; cette troisième sphère, à laquelle le soleil était attaché à égale distance des deux pôles, tournait dans la. seconde, et avec celle-ci dans la première.

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