‹ Mélanges d'érudition et de critique historiqueChapitre 55 sur 62 · II · texte numérisé non relu

II

« Outre le nom de Menkaré écrit sur le cercueil trourë dans la kroisièiue pjrainide.

DES PTRANIDBS DE GIZEU. êH

àriatérieiir des pyramideB parait donc bien difficile, «urtout depuis qu*il est à peu près démontré que ce

sont des monuments exclusivement funéraires. Malgré les témoignages formels des anciens, on a longtemps cru qu'elles ponvaient aroir eu une seconde destina^

lion, celle de monuments scientifiques, destinés à conserver l'état des connaissances mathématiques à l'épo» que où dies furent bâties. Cette opinion, mise en avant par Diderot', approuvée de Bailly', de Dupuis*, partagée par beaucoup d'autres, par des membres de la Commission d'Égypte^, ei par moi-même, jed|HS l'avouer^ n'est plus soutenable, depuis que l'on connaît ^mieux l'esprit égyptien, manifesté dans ses monnments rclligieux. Les récentes découvertes, ék faisant connaître la grande uniformité des dispositions

< Bncyclop. mitkodiqite, an ÈgypHens (Philosophie des). • flirt, de Vttstr. me,, p. i76, 41S.

^Origine des cultes, iAf^.h^f^Z. , « Joniard, Descr. des pyrom. dans la Deser. de VÊgypte, Ànii. Descripi., t. Il, p. 196» t sniv.

» Dans iiH's Hecherches sur Dicuil, p. 105, 106, j'ai laissé des doutes sur l exclusive destination lunt r.iin au moins de la ^'rande p\ramide, L'tanl alors, connue plusieurs iiit iiibrL's delà Commission d'Égypte, . un peu sous rinfluencedes idées de Dupuis; je suis revenu, il y u déjà longtemps, de cette erreur. Dans une leçon fidte au collège de France, kSiDii iS3d» j'ai prouvé ceUe da aiinaliwi par la témoignage dm deat, parraoalogie daw la diapoiitiiMi dea deni giandea pjiamidaa (lea dem aenlea o& roa eftt alon pénétré), loifin par reiiatenee des nomhteoaaa pjramides deMéroé etde nMMnaunbaBaiognea chetengraud nombre de peuples. La disposition presque uniforme des conduits et des chvnhvea dans leapelilea pyran^dea aehève mainlenaolla démona- MàoB.

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intérieures de toutes les pyramides, grandes ou petites, . où l'oa a pénétré, ont démontré que leur destination a été la même, c'esi-Mire uniqoement fonérairey ainsi que les syrin^es ou lombes des rois à Thèbes, qui se composent de conduits inclinés et de chambres sépulcrales, comme on entrou?e àl*intéricordes pyramides ; avec celte différence qu'à Thèbes on les a creusées dans des montagnes naturelles^ et qu'à i/mpkis les conduits et les chambres ont été ménagés, en partie, soit à fleur du sol, soit dans la masse de montagnes facticeg.

Mais cette analogie même rend plus inexplicable encore l'absence de toute sculpture dans ces monuments. Car, si l'on est sûr de quelque chose, d'après les nombreux temples que Von en connaît, c'est qu'aucune grande sépulture, et surtout qu'aucune sépulture royale, ne pouvait se passer de ces scènes funéraires, religieuses, civiles ou militaires, de ces longues inscriptions exprimant le rituel ou la liturgie, en rapport avec la vie, les goûts, les actions du personnage auquel elle était destinée. Tel est, en effet, le sujet de ces représenlalions si variées, de ces iiilcrminables légendes hiéroglyphiques qui couvrent toutes les parois des syringes.

Maintenant observons que les hypogées de Thèbes ne sont précédés d'aucun édifice extérieur sur les parois duquel ces représentations, essentielles à leur destination, auraient pu être disposées; il a donc

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