DES PYRAMIDB8 DE GIZEH 41S
Je pense qu'on peut mettre daus ce. nombre une épigramme anonyme conservée par Planude' : <c Que
l'Ossa et le Pélion aLcnléU; jadis entassés sur l'Olympe, c'est là une invention de la Fable; mais nous vopns encore, de nos jours, sur les bords du Nil, les pyramides élever leur front jusqu'aux astres dorés des Pléiades \ » Cette épigramme présente justement ^ même idée que la belle inscription gravée par Asclépiodole sur une jambe du colosse de Memnon* , c'est-à-dire une opposition entre les traditions de la Fable et le monument que le voyageur «admire»
Ces exemples pourraient indiquer que quelque Grec curieux avait jadis formé un recueil des inscriptions des pyramides qui lui avaient paru mériter d*être conservées, et qu'ainsi l'Kgyplc avait eu, comme la Grèce, son Polémon ^télocopas et sonNéop; tolème de Paros.
L'inscription latine a cela de curieux qu'elle a été co]iiée, en 1356, sur la pyramide elle-même, par G. defialdensel,cité plus haut, p. 591 et 410. Après avoir dit : Inquibus (pyramidUjiOi) inveni $cripiura$ divenorum idiomatum (ce qui comprend, outre les
• Àde$pot. M8. AnthoLPaUU,, II, p. 347.
* G*es(Mira Jttf9»*a» M, les poètes pfeomt quo^iieliMs les Pléiades pour reiprasiioa géolrale du cieL Antiptter de Sidon {Ep.hi) dit xti^Livov imaizifmv érfiâk IMAim, psssags qui a conduit H. BteUi à trèiFbien restihior un vers corrompu d'une iiacriplîoo ftioéraire. {Corp. in«cr.,n'2S92.)
414 LE RËYÊTEMEriT
ûtecriptions hiéroglyphiques, toutes eelles que les
TOyageurs des divers pays y avaient successivement gravées)» le voyageur ajoule : a In uno inveni hoB vertu» latvim pétris ihseulptoi. » Ces derniers mots indiquent bien que l'inscription était sur le parement. Toici les trois premiers de ces vers, qui n'ofirent aucune difficulté : .
Vidi lyyraniidM, mie. dnkinniie (rater;
El tibi, quod polvi, lacryoïBs hic mœsU profiidî;
El nostri neniorm luctiis banc aeripii ^qiml^
C'est une sœur qui, en présence des pyramides, reporte sa pensée sur un frère chéri doiit la mort Ta
privée.
Les trois vers suivants, dont le premier et le dernier sont profondément altérés, ont élé donnés ainsi
par G. de Baldensel :
Sic nonien deciuii anni pyramide :ilta Ponlificis, comitisque tuis, Ti-ajanc, triuiuphis, Liisiril wt iiiira cenioriB, conralit esw.
Ce qui n'offre ni sens ni construction. Le bon pèlerin trouvait bien quelque obscurité dans ces vers :
horum vcnunm, dit-il, ohsaira expositio aliqiianlu* lum me tenebil ; par malheur, il ne nous a pas mis > dans le secret de ses efforts ultérieurs pour les com-
i L*> bref M trouve da» d^aolret |iîèMa Jinproviaéea de eelte néiDe