‹ Mélanges d'érudition et de critique historiqueChapitre 6 sur 62 · ET DE LA M£R BOUGB · texte numérisé non relu

ET DE LA M£R BOUGB

changé ; en un mot, le phénomène raconté [lar Tau-»

leur de la Genèse est loul à fait compatible avec l'existence antérieure de la mer Morte.

Mais il existe un autre texte, dont M. de Hoff fait usage et qui lierait d'une manière plus nette la formation de la mer Morte avee la destruction des villes» si le sens en était incontestable. C'est celui que saint Jérôme a traduit en ces termes : Et omnes hi { rc(jes) convenerunt iu vallem sHvestrenit qiiae nunc est imre ialis, Id, il y a clairement Ténonoé de l'état de la plaine à Tépoque de révénement, comparé h ce qu'elle était devenue lorstjue l'auteur du récit écrivait. L'événement dont il s'agit a dû précéder de quinxe à vingt ans la destruction des villes de la Pentapole; et comme il n'est pas fait mention d'un autre miracle ou d'un autre phénomène qui aurait pu changer la face du pays, il en résulte que celui qui a converti en une mer talée ce qui était une vallée boisée ne peut être que révcnemeot raconté dans la Genèse. C'est donc à cette époque que la mer Morte s'est formée et que le Jourdain a cessé de couler dans la mer Rouge.

La seconde partie de cette conclusion serait encore un peu précipitée^dans le cas même où la version de saint Jérdme n'aurait rien de douteux. Ni l'hébreu ni les Septante ne parlent de celle c allée boisée; le premier porte vallée de Siddim ou SiUim qui se présente comme un nom propre, et n'est pas antre chose ; les Septante ont traduit tiqv (fâ^ayya rhy aXuxijv, la vallée

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