‹ Mélanges d'érudition et de critique historiqueChapitre 7 sur 62 · M BASSINS DE U HBR MORTS · texte numérisé non relu

M BASSINS DE U HBR MORTS

salée; Onkeios ' traduit la plaine des champs. Ils ne Sont pas mention davantage de la circonstance importante exprimée parle mot nunc. L^ébren dit simplement : qui est la mer de sel^ comme les Septante qui est la mer des sels^ §âtin n Bakoffva rûv akw. Mais, en admettant que Tidëe de nune soit implicitement comprise dans l'expression de Moïse, il ne s'ensuivrait pas encore que la mer Morte n*eùl été formée qu'à eette époque. Qu'elle ait été agrandie et rendue plus profonde, c'est tout ce qui peut ressortir des textes bibliques ; et la notion du cours ultérieur du Jourdain n*y est nullement comprise.

Ân reste, laissant h part la question historique, et ne considérant que le fait géographique ou géologique, je dirai qu'il y a des raisons de douter que le Ouadiel-Araba ait jamais été le lit du Jourdain. L'opinion contraire est si naturelle et si généralement adoptée, que cette proposition Ta paraître un paradoxe. Je puis cependant alléguer en sa foveur plusieurs faits qui n'ont point été remarqués, et auxquels je crois pou" voir attribuer quelque valeur. C'est la carte même de M. de Laborde qui me les fournit.

J'ai déjà dit que notre voyageur a remonté l'Ouadi- Araba jusqu'à environ vingt-trois lieues au nord de la mer Rouge; e*est un peu plus de la moitié de la longueur de cette vallée. En passant, il a relevé avec

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