M LE REVÊTEMENT
comme les mêles des obélisques et les pMdestraxdis
apbinx et des colosses, qui sont restés eutièremcut nus. C'est au-dessus des premières assises que com< mençait la zone des hiéroglyphes et des seulptures symboliques. Mais il est probable que c'est sur les pierres du soubassement que les voyageurs, grecs et romains ont gravé les inscriptions commémoiatms dont j'ai cilë plus baul deux échanlillons.
Ce soubassement, dont la hauteur est inconnue, est, sans doute, ce qu'Hérodote éntend par irpâroç ^o'/uoç, lorsqu'il dit que le Trûôiroç âôy.oç de la seconde pyramide était en pierre d'Ethiopie^ ou en granit, M. le colonel Howard Vyse pense que les deux pre mières assises seulement de la deuxième pyramide étaient en granit; mais je ne vois pas, dans son livre, sur quelle observation il se fonde.
Avant cette découverte on pouvait lu'siler sur la matière qui formait le revêtement de la grande pyramide. On devait naturellement présumer qu*il était, comme celui de la seconde, en pierre calcaire du Mo- «kattam. Mais on pouvait aussi penser qu'il se composait d'une matière plus précieuse. Maillet*, Savary', Larcber', el d'autres', avaient présumé qu'il était en
MI. Hl.
• Dcscript. de VÉgypte, 1. 1, p. 290. » Lettres sur CÊgypte, p. 194.
,*0a umqae Géatàt an tnriiièaie tiède» tant qoeee ptranant^it de nuabre. (Pliit htet» p. 500.)
DES PYRAMIDES DE GlZEfl. 4SI
marbre; cl, sur la loi de rautcur du pçlil traité de^ Sept Merveillcs^ du nuyiidey attribue à Philon de Bytanoe» j*aTais pensé qu'il était formé de sones polychromes de granit, de brèches et d'autres pierres dures ^ Cet auteur dit, en effet, que les assises des pyramides sont alternativement formées des plus précieux matériaux, tels que le marbre blanc (r, -Kerpoc Aeuxri xal papfxaptTtç), le granit éthiopien {yi atdtoirucis}^ le tesa/fe noir ju^Xocva)^ Vhématite (alftoetirinç Xt- Soç), la brèche verte (6 r.oiyJXoç xal iidx^Mpo;*). Selon lui, quelques-unes des pierres ont la transparence do verre *,.d*autre8 8onl verdfltres (wmfccayéç) on jaune clair (fjri^o^oi^ç), ou rouges comme si elles étaient teintes en pourpre (ij&^otoûrat toîç ôtà t»v xoy^ruAiwv BotXour9o^aBfW{Ah/otç). Lorsque j'ai écrit mon eommen- . taire sur Dicuil, encore peu versé dans la critique et dans l'étude des monuments égyptiens, j'ai eu tort d'attacher de rimportance à cette description fontastique d'un auteur assez peu instruit du véritable él&l
« Becherchcs surDicuil, p. 107.
• L'expiession ô ircixîXc; xal ^loty^Xtopcç (Xiôo;) serait, en rlTcl, convenable |)Our désigner h brcccia verde, cette belle matière dont il y ft n peu de montmeiite (le principal est le grand itrcophage, nuintumit an Hiisée britamiique (tx^^rooin, n*6), qui teIroiiTait dans la, moaqu^ de S. Alhanase, & Aleiandiie). Les aocieM, smrUmt les Romains» paraiiaent Tavoir cependant beaucoup expleîfée daas les carrières sitadet prêt de Foakhir sur la route de Cosseir, comme ratteatenide iMinbreuses inscriptions qui s'y trouvent. Sir Gardner Wilkinson, qui les a recueillies , a bien voulu me les communiquer. Elles feront partie du second volume de moo BecueU des imcripUotu grecquef et latiMs de rÊgyple. *