Berlicre, Document:, inédits, I
Le cardinal d'Albano resta en relation avec ses anciens amis de France, tels que le moine clunisien Bernard, Hugues, abbé de Reding, puis archevêque de Rouen. Le prcmier.sollicité par Matthieu qui avait chargé de son message l'abbé Serlon de St-Lucien de Beauvais, lui communiqua son homélie sur le Viiiicus iniquitatis^ qu'on trouve parmi les œuvres douteuses de S. Bernard (').
Hugues d'Amiens, parent de Matthieu, moine à Cluny, puis successivement prieur de St- Martial de Limoges (11 13), de Saint- Pancrace de Lewes en Angleterre et abbé de Reding (i 125), avant de monter sur le siège archiépiscopal de Rouen, composa divers traités théologiques. Étant abbé de Reding, excité par les questions que lui posait le prieur de Saint-Martin-des Champs, il écrivit des dialogues qui forment une sorte de synthèse théologique et les envoya à son parent (2). Cet ouvrage reçut un accueil favorable, à l'exception toutefois d'un passage relatif aux prêtres déposés ou excommuniés. Ceux-ci, d'après Hugues, ne consacraient pas réellement, quand ils avaient la présomption de monter à l'autel dans cet état. Le prieur de Saint-Martin-des-Champs lui fit part des critiques dont ce passage était l'objet. Hugues y répondit par une lettre qu'on trouve à la fin du sixième livre des dialogues, pour établir une distinction entre le pouvoir ou le titre de l'ordre et son exercice. Cette lettre fut écrite quand Matthieu était déjà élevé à la dignité cardinalice et pendant l'abbatiat de Hugues à Reding, avant la fin de 11 29 (s).